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les aventures de petrus

un chat-pitre nommé Petrus

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Bienvenue sur mon blog !
Petrus chat persan roux ne fait que des bêtises, il a trois copains Uranie Lapsa Apso, Volga bouvier bernois.. et tzarine chatte persanne .
Je suis un chat-cabot et j'adore les commentaires -

Textes - sous copyrigth -
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Bonjour,

Ne soyez pas inquiets je reviens très bientôt mais ma maîtresse a beaucoup de travail pour mettre à son jour le site de fleurdepecher (site de tai chi chuan)
Promis je suis là la semaine prochaine tous les jours merci à tous ceux qui m'envoient des messages, je suis très touché, et ronronne de joie
Amitiés petrus


Il y a longtemps que je ne suis pas venu , mais il faut que je vous raconte ce que mon maître a osé me faire.



Il y a longtemps que je ne suis pas venu , mais il faut que je vous raconte ce que mon maître a osé me faire.
Ces derniers temps il était plutôt sympathique avec moi. Il m’avait acheté des beaux cousins certes avec des idéogrammes chinois (je n’y comprends rien mais du moment que cela lui faisait plaisir …).
hier, il est arrivé avec une superbe nouvelle gamelle verte, ce n’est pas ma couleur favorite, mais cela partait d’une bonne intention.
Seulement j’aurais dû me méfier…
Ma maîtresse m’a acheté des croquettes exprès pour Persan bien adaptées à ma délicate bouche. Croquettes absolument délicieuses dont je me délecte tous les jours.
Ce matin, tout content je me dirige vers ma gamelle et là horreur !!! pas de croquettes, rien …
Bon je me dis « il a oublié », je vais le voir la queue en panache bien dressée, je me frotte contre ses jambes, miaule et revient en courant vers ma gamelle ; aucun résultat ….
Je recommence mon manège auprès de ma maîtresse. Ah dit elle « ta gamelle est vide, attends je vais la remplir ».
Au moins je me dis, elle comprend, Elle !!!!
Elle revient un peu dépitée « désolé Petrus mais il n’y a plus de croquettes …. ! ».
Elle appelle mon maitre « tu peux aller chercher des croquettes pour Petrus ».
« Il n’y en a plus Jaldane et c’est Lundi, le magasin est fermé ».
Aahhhhhhhhh ils vont me laisser mourir de faim…. J’ai bien entendu mon maître dire que j’étais trop gros, voilà, ils ont décidés de me mettre au régime. Je veux des croquettes, je veux des croquettes, je miaule dans les oreilles de mes maîtres.
Je miaule tellement d’un ton si désespéré que mon maitre se bouche les oreilles.
Bon ! bon ! dit il je vais faire quelque chose, mais tu es assez gros comme ça.
Victoire, je le vois revenir avec un gros paquet rempli de croquettes
« tiens je croyais qu’il n’y en avait plus »
J’entends le doux son des croquettes qui tombent dans ma gamelle.
Je me précipite vers ma gamelle remplie jusqu’à ras bord de croquettes monstrueuses, des croquettes énormes.
C’est pas vrai ! il m’a servi les croquettes pour chien, les croquettes de Volga le bouvier Bernois
Je ne peux même pas en attraper une dans ma gueule, je vais étouffer moi avec ce truc là.
Je suis fou de rage, alors d’un revers de patte vigoureux, je balance la gamelle au sol.
Toutes les croquettes se sont répandues partout, sous la table, sous le canapé.
Les chiennes au bruit des croquettes se sont précipitées en même temps que mon maître qui bute contre Volga, essaie de se rattraper, glisse sur les croquettes, tombe à plat ventre et termine sa course contre la petite table ou est posée la nouvelle lampe que Jaldane vient d’acheter.
La lampe oscille puis s’écrase sur la tête de mon maître.
Il se relève en se frottant la tête, furieux.
Petrus hurle t il vient ici, ben tiens cours toujours … je ne vais pas me laisser transformer en pâté Chinois, tout ca pour quelques malheureuses croquettes tombées au sol.




imprimer    13/06/2008

PETRUS PART EN CHINE

JE PARS EN CHINE AVEC MA MAITRESSE JE SERAIS DE RETOUR LE 10 AOUT
Bonjour,

Je pars en Chine avec mes maîtres et je serais de retour le 10 août,
gardez moi une petite part de toutes vos recettes et une grande part de votre amitié.

Je reviendrai vous conter mes aventures en Chine et la suite de mes aventures qui se sont déroulées en France.

J'en profite pour remercier tout ceux qui viennent régulièrement sur ce blog et de leur amitié.

A bientôt et bonnes vacances pour ceux qui partent
et surtout un grand et beau soleil pour ceux qui restent

gros ronrons de Petrus


imprimer    12/06/2008

PETRUS LE GOURMAND

non je ne suis pas un ours, mais un chat très "collant"

Je me remets à peine de mes deux douches dans la même journée, c’est d’autant plus injuste que je n’ai pas fait de bêtises.

Ce matin, je regarde tranquillement mon maître installé à table. C’est tout un cérémonial le petit déjeuner du matin chez les humains. Ce n’est pas comme moi, on me dépose quelques croquettes dans ma gamelle et cela me fait mon petit déjeuner, mon déjeuner et mon diner.

Eux, ce n’est pas du tout cela, c’est le grand jeu, mon maître met amoureusement de ce qu’il appelle du café dans une machine qui fait un bruit d’enfer (elle doit être une des sœurs du dragon qui me sèche) ensuite il tranche de longues tartines de pain sur lesquelles il met du beurre, de la confiture ou du miel.

Je suis installé sur mon tabouret favori et je regarde le rituel tous les matins. Il a l’air de tellement se régaler … je me dis « je voudrais bien goûter moi aussi à ces bonnes choses ».

Mais l’œil noir de mon maître m’en dissuade…

J’entends ma maîtresse qui appelle mon maître, il sort de la cuisine, laissant le beurre et le miel sur la table.

Je saute délicatement sur la table, je ne veux pas renverser le bol, ni la cafetière car après je me ferais encore gronder.

Je tourne délicatement autour du beurre et commence à me pourlécher les babines, hum, c’est bon le beurre, cela graisse un peu mon museau et mes moustaches.

Je suis entrain de me délecter de ce beurre délicieux, quand soudain, j’entends les pas de mon maître qui descend l’escalier. Si il me trouve sur la table, cela va mal se passer pour moi,

Mais avant que je n’ai eu le temps de sauter de celle-ci, mon maître est déjà dans la cuisine.

Petrus ! rugit-il descend de la table, Voleur !!!

J’ai tellement peur que je dérape sur la nappe et l’une de mes griffes s’accroche dans le tissu qui entraine avec elle, la cafetière, le bol de café, le beurre, le pain mais surtout hélas le grand pot de miel qui mal rebouché coule à grand flot sur ma tête et mon dos.

Je suis collant de café, de miel (hum c’est bon le miel, je comprends que les maîtres en mangent tous les matins), mais je n’ai pas tellement le temps de lécher le miel sur mon dos, car mon maître s’est emparé du balai et me poursuit dans la maison en criant « que les pâtés au miel, les Chinois n’en avaient jamais mangé et que c’était une occasion unique que de leur faire goûter ».

Jaldane alertée par tout ce bruit vient voir se qui se passe « arrête, arrête Petrus crie-t-elle tu mets du miel et du café partout sur le sol NONNNNNNNNN ne saute pas sur le canapé !!!!

Trop tard, je suis collé aux coussins en soie du canapé qui me suit.

Le maître toujours armé de son balai veut à tout prix me coincer, mais malgré mes huit kilos je suis agile, Moi !!!!!! et je saute sur le rebord de la fenêtre mais je suis tellement affolé, je rate à moitié mon saut et fais dégringoler mon bol de croquettes dans un vacarme épouvantable.

Le bruit a arrêté net mon maître, le balai en l’air mais celui-ci est aussi maladroit que moi, en arrêtant son balai, il a fait un grand geste et hop la lampe posée sur le meuble est descendue sur le sol faisant encore plus de bruit que le bol de mes croquettes.

Ma maîtresse se tient la tête à deux mains, elle ne sait plus de quel côté regarder, ses coussins, les croquettes, la lampe en mille morceaux, le mari hébété, et moi qui continue à courir plein de café et de miel. Volga vient me renifler et me trouve à son goût, elle me donne des grands coups de langue. J’apprécie à moitié, elle me renverse presque par terre et me maintient avec ses deux pattes avant pour continuer à lécher le miel sur mon dos….. mais lâche moi, Volga, lâche moi !!!

A ce moment là je me sens soulevé de terre par ma maîtresse et m’emmène directement, mais oui, mais oui, ne riez pas SOUS LA DOUCHE ;

En fait je crois que la prochaine fois, je vais me contenter de mes croquettes.




imprimer    10/06/2008

ET C EST REPARTI ! LE JARDIN

Je suis un chat très têtu et puis je ne vois pas pourquoi sous prétexte que je suis un chat persan, je n’aurais pas le droit moi aussi à ma petite promenade.

Il fait beau, bientôt le Printemps, j’aime bien moi, le Printemps, même si je n’ai pas trop le droit d’aller dans le jardin car il paraît que je reviens tout emmêlé et ma maîtresse me gronde car je ne veux pas qu’on me peigne.

Je suis un chat très têtu et puis je ne vois pas pourquoi sous prétexte que je suis un chat persan, je n’aurais pas le droit moi aussi à ma petite promenade. Aussi, bien obligé d’ouvrir la porte pour cette peste d’Uranie, qui Elle à la droit de sortir, je me faufile d’un bond dans le jardin.

Cela sent bon, l’herbe a recommencé à pousser, mon maître a retourné la terre…. Tiens !!!! une nouveauté, il y a une espèce de bac… c’est haut et entouré de planches.

Il faut que j’aille voir cela de plus près, je ne me souviens pas de cela l’année dernière.

Uranie est sur mes traces, curieuse comme une chatte et dire que c’est une chienne !

J’arrive à la hauteur de cette étrange boite à claires-voies où il y a un monticule de feuilles, branchages, et divers déchets organiques.

Cela est bizarre… mais c’est haut… je saute .. arrive à m’aggriper à une planche, mais je perds l’équilibre et tombe deux mètres plus bas, sur tas d’ordures dans lequel il y a du marc de café (encore lui) des pelures d’oignons (pouah) de la salade, et un tas de détritus alimentaires que je n’arrive pas à identifier.

Quelle idée ! pourquoi mes maîtres gardent ils leurs poubelles ?

Plus j’essaie de sortir de cette prison et plus je m’enfonce, j’ai la tête recouverte par une feuille de chou, et Uranie aboie de toutes ses forces car elle aimerait bien venir aussi.

Je me suis tellement débattu, je suis épuisé, puis tout à coup je reçois sur la tête une poubelle dans laquelle se trouve des restes de poissons, de la tomate et des pomme de terre…

Arrêtez ! je suis en dessous, je miaule un cri désespéré, mais peine perdue, on ne m’entend pas.

Uranie se fait disputer car elle aboie trop fort et j’entends la porte de la maison qui se referme sur mon désespoir.

La nuit est tombée, je suis toujours dans mon trou, j’ai bien essayé de manger le reste du poisson, mais ce n’était pas fameux. J’ai soif, et si je bouge, je m’enfonce…. Jaldane vient me chercher, j’ai peur….

Un cri de chouette dans la nuit, et des bruits bizarres dans le jardin, j’espère qu’il n’y a pas de méchantes bêtes qui rôdent profitant ainsi de mon incapacité à me défendre.

Je me suis tapi, le plus près possible, contre la palissade et je ne bouge plus, je suis terrorisé.

Le jour point et je vois le soleil se lever à l’horizon, d’habitude j’aime bien, mais là rien ne trouve grâce à mes yeux. JE VEUX SORTIR !!!

J’entends tout à coup ma maîtrise qui crie « Petrus, Petrus, ou es – tu ? viens manger »

Manger ah non j’ai trop mal au cœur, mais venir oui je veux bien.

Je reprends mes cris désespérés si désespérés que Jaldane fini par les entendre

« mais où il est ce chat, Petrus viens, où es tu ? » Ma maîtresse demande à mon maître de me chercher.

« Déjà dès l’aurore, il faut chercher le chat, il est bien où il est, il a fait déjà pas mal de bêtises depuis hier », mais devant les supplications de ma maîtresse, il sort en grommelant.

Je n’ai pas le choix, je continue de miauler désespérément

Ah te voilà dit il en se penchant au-dessus du bac,

« tu as l’air malin là –dedans, j’ai bien envie de t’y laisser, tu ferais un excellent engrais… »

- « Comment je vais t’attraper … je n’ai pas le bras assez long. »

Le voici reparti, ha non ! il ne va tout de même pas m’abandonner ??? !!!

Il revient au bout d’un moment avec une échelle, je l’entends gravir les échelons, il arrive en haut se penche pour bien sûr essayer de m’attraper par la queue (c’est son sport favori) mais à ce moment là, Volga vient voir la scène et passe sous l’échelle qui se trouve déséquilibrée.

Haaa,,,,, je reçois mon maître sur le dos… il est tombé la tête la première dans le marc de café, il doit être content, Lui qui adore le café !

Ma maîtresse accouru par les cris de mon maître s’enquière si il ne s’est pas fait mal, puis éclate de rire.

Eh bien dit elle il va avoir du monde sous la douche aujourd’hui.

Je n’ai pas compris pourquoi mon maître lui a dit des mots pas gentils du tout… il est ressorti du bac, m’a attrapé quand même par le cou, en se bouchant le nez…

Il a dit que j’étais un sale chat au sens propre comme au sens figuré (comment peut on être propre quand on vient de tomber dans un fumier – c’est comme cela qu’il l’a appelé – )

En tout cas, c’est la troisième fois en deux jours que je suis lavé…


L'année du cochon s'était l'année dernière, mais je ne résiste pas à vous conter cette historiette.

NORMAL C’EST L’ANNEE DU COCHON CHEZ LES CHINOIS

Cela devait arriver, ma maîtresse a décidé aujourd’hui de me laver. Je me résigne depuis le temps que je subi ces avanies… mais tout de même rien qu’à l’idée de rentrer dans cette affreuse baignoire me fait dresser droits les poils sur le dos.

Armée de son « truc » qui ronfle et qui crache comme un dragon, produit spécial chat, s’il vous plait, elle me prend dans ses bras en me racontant des histoires d’humains

« viens mon Petrus, tu vas être beau, t’inquiète pas… » par contre viens « mon gros chat » j’apprécie pas du tout.

Ouais, je sais bien ce que tu vas me faire hypocrite… !

Quelques caresses sous le menton, ça j’adore, les caresses sous le menton.

Voici l’endroit redouté, la salle de bains… drôle d’endroit pour un chat…

Un bruit d’eau et celle-ci mouille mes poils.. mon dieu que c’est désagréable, comment les humains peuvent ils aimer ça.

J’ai les poils tout collés, je gèle, et j’ai de la mousse dans les oreilles et dans les yeux, non décidément je n’aime pas du tout.

Uranie en profite pour venir poser ses pattes contre le rebord de la baignoire, en plus, elle se moque de moi.

Je supporte tout cela sans rien dire car je sais que ni les miaulements désespérés, ni les regards de supplication n’arrêteront Jaldane.

Elle m’enveloppe dans une grande serviette bien chaude pour me sécher et me dit,

« je ne vais pas te faire subir le séchoir, je sais que tu détestes cela, il fait beau alors je vais t’enrouler dans une grande couverture et tu vas sécher tranquillement près du radiateur ».

Je suis radieux, ce qu’elle est gentille ma maîtresse, elle ne va pas sortir ce truc qui crache et qui fait du bruit comme un dragon.

Me voici enveloppé dans une grande serviette, bien emmitouflé je ronronne près du radiateur et finis par m’endormir béatement. Je rêve de jambon, de caresses.

Puis je me réveille et secoue la grande couverture qui m’étouffe un peu, je sors le bout de mon museau et me dit qu’une bonne pâtée serait fort agréable. Je me dirige vers ma gamelle et j’entends mon maître hurler de rire

« Jaldane, jaldane crie –t-il vient voir, nous avons un nouvel animal dans la maison, c’est l’année du Cochon et les Chinois nous ont envoyé un cochon »

Je ne vois pas de qui il parle, car à part moi, il n’y a aucun animal dans la maison, et encore moins de cochon. Peut être a –t-il bu mon Maître ?

Ma maîtresse arrive et éclate elle aussi de rire « Mon pauvre Petrus me dit elle , je n’ai plus qu’à te relaver… «

Mais ils sont devenus fous mes maîtres, me relaver, ah non, pas deux fois dans la même journée et pourquoi ils veulent me relaver ? et où se trouve le cochon dont il parle ?

Uranie toujours curieuse arrive et se tord par terre de rire, elle aussi, cette fois-ci cela en est trop, je coure vers le grand miroir de l’entrée et là horreur je me découvre TOUT ROSE, je SUIS TOUT rose comme un petit cochon ….

Quelle fée m’a transformée en cochon ? Je vois arrivée Jaldane avec la couverture dans laquelle j’étais enroulé au coin du radiateur pour me sécher, la couverture EST ROSE, et elle a déteint sur mes poils….

Vous devinez la suite, j’ai eu le droit à un nouveau shampoing et cette fois-ci je n’ai pas échapper « au truc qui fait du bruit et crache comme un dragon » !!!




imprimer    08/06/2008

PETRUS ET LA MOUCHE

Si il y a bien quelque chose qui m’énerve, ce sont les mouches !

Si il y a bien quelque chose qui m’énerve, ce sont les mouches ! Elle virevoltent autour de moi, me narguent et font des piqués sur mes oreilles, mon nez. J’essaie bien de les attraper avec les pattes, mais c’est beaucoup plus agiles que les souris.

Ce matin, je suis installé confortablement sur le rebord de la fenêtre où j’essaie de digérer mes croquettes, lorsqu’ une énorme mouche vient me taquiner les oreilles, bzzz et bzzz, fait elle et « ping » en se cognant contre les vitres. J’ai beau agité mes oreilles dans tous les sens pour la faire partir, elle revient sans cesse. Il faut que je fasse quelque chose, car sinon je ne pourrais pas dormir tranquillement. Je me soulève, lèche un peu mes poils l’air de rien et vlan un coup de patte….. raté…. Elle est partie mais revient en force tel un avion avec un bourdonnement de colère. J’attends le moment propice, fait celui qui dort, mais c’est bien connu, un chat ne dort que d’un œil.

La mouche revient se poser contre la vitre mais trop haut pour que je puisse l’attraper. Jaldane arrive et tire le rideau qu’elle vient d’installer, un joli rideau moiré jaune et orange que son amie Mino lui a confectionné, elle en est très fière.

Toutefois ce rideau est maintenant devant mon poste d’été favori, le rebord de la fenêtre, sur lequel d’ailleurs est posé mon bol de croquettes afin que les chiennes, ces goulues, ne puissent les manger.

Maintenant, je suis prisonnier derrière le rideau et la mouche aussi ; elle n’a pas vraiment apprécié le déplacement d’air provoqué par la fermeture du rideau et cherche à s’échapper.

Un bourdonnement furieux, elle se cogne partout, contre la vitre et le rideau.

Je me dis que c’est le moment, elle ne peut plus m’échapper aussi dans une détente prodigieuse je m’élance pour l’attraper…. Ah……… je suis resté accroché dans le haut du rideau, je n’arrive plus à défaire mes griffes du tissu qui retient mes pattes avant. La mouche en plus tourne encore plus violemment autour de moi, je m’agite frénétiquement. J’entends un crac désagréable et dans un bruit de tonnerre, la tringle se décroche emportant avec elle, les rideaux et moi.

Abasourdi, car la tringle en bois a atterri sur ma tête, j’essaie de me dégager de l’ énorme tas de tissus vaporeux qui m’emprisonne, plus je me débats et plus je m’accroche. La tringle est coincée contre les pieds de la table et entraîne celle-ci avec elle.

Une chaise tombe…. Une autre…. La nappe qui est posée sur la table glisse à son tour emportant la plante…. Cette fois-ci je ne vois plus rien du tout et je commence à paniquer, mes griffes sont toujours prisonnières du tissus, la nappe a recouvert mon dos, le pot de la plante a éclaté en morceaux.

Mon maître arrive dans la pièce et crie « mais enfin qu’est-ce-qui se passe ici ? » et là il m’aperçoit.

Ce n’est pas possible dit-il

« ce chat dégénéré qui veut refaire la décoration du salon ».

J’entends qu’il ramasse les chaises, soulève la nappe et l’amas de tissus qui me recouvre.

Seulement mes griffes sont toujours accrochées, je ne suis pas tellement décidé à ce que mon maître m’aide à me dégager, je résiste un peu lorsqu’il me prend les pattes pour tirer mes griffes et en me débattant un grand morceau de fil vient avec mes pattes. Dégagé, ! je suis dégagé de l’étoffe. Jaldane arrivée en renfort constate l’étendue des dégâts, elle dit qu’il va falloir trouver une solution, ce n’est plus possible, ce chat (oui c’est moi) devient insupportable. A ce moment là, la mouche a décidé de revenir, elle fonce sur Jaldane qui d’un coup de torchon l’a met Ko.

C’est pas juste….

Jaldane m’a pris dans ses bras et m’a expliqué qu’il fallait que je me calme parce que ce n’était plus possible, je faisais trop de bêtises… et mon maître allait mettre à exécution sa menace de me transformer en nems.

Mon maître a refixé la tringle en grommelant « c’est le chat que je devrais fixer au mur »…..

Jaldane a réussi à réparer le rideau où demeure quand même une légère trace de mon passage.

La mouche a repris ses esprits et vole dans le jardin où je me suis réfugié en attendant que le courroux de mes maîtres s’envole lui aussi !




imprimer    06/06/2008

PETRUS A PEUR

ma maîtresse dire à mon maître « je ne peux plus démêler les poils de Petrus, il va falloir le raser ! «

Aujourd’hui il fait un temps magnifique, le soleil est revenu, les oiseaux aussi. Je suis heureux et profite de ce temps exceptionnel pour aller m’allonger sur la terrasse et profiter du paysage. Mon bonheur est de courte durée, car j’entends ma maîtresse dire à mon maître « je ne peux plus démêler les poils de Petrus, il va falloir le raser ! «

Ah non, ils ne vont pas recommencer, JE NE VEUX PLUS ETRE RASE, j’ai l’ai ridicule et en plus j’ai froid. Je reconnais que c’est un peu de ma faute, car ma maîtresse ne veut pas que j’aille dehors car je m’emmêle les poils dans les feuilles, mais je ne suis pas un « chat-canapé » et j’aime bien sentir l’odeur de la nature.

Aussi, un chat averti en vaut deux, j’entrevois la porte du placard ou ma maîtresse entrepose ses nappes et ses serviettes de table ; je me faufile à l’intérieur. Le sommeil du sage me rattrape et je m’endors d’un sommeil paisible. Là, au moins, je ne serais ni douché, ni rasé !

Au bout de quelques heures, la faim commence à tordre mes entrailles, et, je me dis que tout danger pour l’instant est écarté. Ah, mais que se passe –t-il, la porte résiste et ne veut pas s’ouvrir. Allez courage, encore un effort, …. Rien à faire, j’ai beau poussé avec mes pattes, ma tête, la porte reste obstinément coincée… ILS ONT FERME LA PORTE A CLEF !

AU SECOURS LAISSEZ MOI SORTIR ! j’ai faim, je veux aller aux toilettes et en plus toute une pile de serviettes et de nappes est tombée sur mon dos, cela m’étouffe un peu.

Allons pas de panique, respirons…. Miaou … Miaouuuuuuuu….. miaouuuuuuuuu ……..

Miaouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu , là je pousse un cri de désespoir.

Rien, je n’entends pas un bruit, pas un pas rassurant qui vient vers moi ou bien qui circule dans la maison. Seule une respiration bruyante derrière la porte …… ah j’ai peur…. Qu’est ce que c’est ? on gratte à la porte avec obstination. J’ai compris, c’est Volga qui m’a reniflé et essaie d’ouvrir la porte. Allez Volga, délivre moi, j’ai peur, j’ai faim, je veux aller aux toilettes.

Volga a l’air de bien s’agiter derrière la porte mais sans succès. Le silence est retombé angoissant. Je me remets à miauler désespérément et de panique aussi ; si je restais coincé dans ce placard …. Les heures me semblent interminables, mon estomac fait de drôle de bruits et j’arrive à peine à respirer. Tant pis pour les serviettes, mais la peur a agit sur ma vessie…..

Ah ! j’entends le bruit familier de mon maître qui arrive dans la cuisine. Il vient préparer son café, j’ai des chances qu’il m’entende… miaou ! miaou , MIAOUUUUUUUUUUU !

Mais il est sourd ? MIAOUUUUUUUUUUUUUUU, ah Volga s’agite et revient vers le placard en aboyant.

Mais pourquoi le maître lui dit de se taire, il ne comprend rien celui-là, eh je suis là ! dans le placard, tu ne m’entends pas ? mIAOUUUUUUUU, ah NONNNNNNNNNN, il est reparti.

Ce n’est pas possible, j’ai vraiment faim, soif, JE VEUX SORTIR .

Tout ces cris m’ont fatigué, je suis épuisé derrière cette porte, et énervé. Personne ne m’entend, ni d’ailleurs ne me cherche, je me sens abandonné.

Espoir ! cette fois-ci j’entends là voix de ma maîtresse qui m’appelle « Petrus où es-tu ? viens manger tes croquettes »/

Je voudrais bien manger les croquettes moi, je suis là Jaldane, à côté de toi, MIAOU MIAOUUUUUU et je pousse là un hurlement, je me fais presque peur tout seul. Volga s’est remise à aboyer furieusement derrière les portes du placard.

J’entends le bruit du cliquetis de la clé, la porte s’entre ouvre, je fonce comme un diable sorti de sa boite à l’extérieur, sauver, je suis sauvé. Ma maîtresse pousse un cri aussi désespéré que le mien tout à l’heure. Il est vrai que son placard est sens dessus dessous, les serviettes sont tombées avec les nappes et j’ai taché tout un coin du placard.

Ma maîtresse se bouche le nez, crie me traite de sale chat… (c’est la première fois qu’elle me traite de sale chat de cette manière, elle a l’air vraiment en colère).

Moi, je ne demande qu’une chose ; manger mes croquettes, j’ai faim, j’ai soif….

Après avoir nettoyer son placard et dit à mon maître qu’elle est obligée de jeter du linge de maison car irrécupérable (elle exagère quand même un peu, je trouve) et puis c’est de sa faute, si elle n’avait pas parler de me raser, je ne me serais pas caché …. Mais elle a dit que je ne perdais rien pour attendre.

Pour l’instant j’ai sauvé mes poils mais pour combien de temps …….. !?




imprimer    05/06/2008

JALDANE ET LA SOURIS

J’étais tout fier d’avoir repéré une souris dans la cuisine.


J’étais tout fier d’avoir repéré une souris dans la cuisine. Heureux de pouvoir me rendre utile, je poursuivis la souris vers la salle à manger où se trouvaient mes maîtres. La souris couinait un peu, mais je l’avais à peine touchée.

- Petrus a attrapé une souris, dit ma maîtresse.

Je m’attendais à des compliments, du genre « c’est bien mon chat, tu es gentil, tu attrapes des souris », au lieu de cela, elle dit à mon maître :

- Empêche Petrus de faire du mal à cette souris !

- Mais il fait son travail ! répondit mon maître. Pour une fois qu’il se rend utile, ce chat !!! »

Jaldane se lève de son canapé et s’approche de moi et de la souris qui, affolée, court à toute vitesse dans la chambre de Jaldane.

- Ah non ! cria Jaldane. Je ne veux pas dormir avec une souris dans ma chambre !

Mon maître rit :

- Elle ne va pas te manger, la souris ! Et puis il faudrait savoir ce que tu veux, tu désires qu’elle vive ou pas ?

- Oui répondit Jaldane, mais pas dans ma chambre ! Viens m’aider à la déloger de là ! »

- Non, dit mon maître débrouille-toi.

Pendant ce temps, j’avais coincé la souris sous l’ordinateur. Mais c’est agile, ces petites bêtes là, ! Au moment où je m’apprêtais à la croquer, elle fit un bond de côté et se réfugia sous le lit. Uranie, intriguée par tout ce bruit, accourut et, plus rapide que moi, donna un coup de dent à la souris qui, à nouveau, réussit à s’échapper et à se cacher derrière la bibliothèque.

Ma maîtresse qui, décidément, ne voulait pas que j’extermine cette souris, appela son fils afin qu’il vienne l’aider.

- Mais, dit le petit maître, elle est derrière la bibliothèque et je ne peux pas l’attraper !

- Qu’à cela ne tienne, dit Jaldane, déménage la bibliothèque.

Pour déménager la bibliothèque, il fallait retirer presque tous les livres, en les amoncelant sur le lit.

Moi, je reste tapi, prêt à bondir dès que je verrai « cette sale bête » sortir de son refuge.

La bibliothèque vidée, le petit maître commença de tirer mais une souris, c’est futé ! Elle se faufila sur le côté et retourna sous le lit où moi je l’attendais de « pattes fermes ». Ahhhh ! Elle m’a encore échappé. Le petit maître et Jaldane, à quatre pattes, essaient de la faire entrer dans un sac en plastique. La souris ne comprenant rien à la manœuvre de sauvetage décida que, tout compte fait, c’est derrière la bibliothèque qu’elle se trouvait le mieux.

Le petit maître, de nouveau, décida de tirer la bibliothèque pour l’attraper. Mais, catastrophe, il fit un geste brusque et coinça brutalement la souris entre le mur et la bibliothèque.

Pauvre souris, tuée sur le coup !

Ils auraient dû me la laisser cette souris. Après tout, c’était mon travail !

Mon maître, pour une fois, m’a félicité :

- C’est bien Petrus, au moins, toi, tu as voulu faire ton travail.

Et j’ai eu le droit à des croquettes supplémentaires !.

Mais je n’ai pas compris pourquoi Jaldane était désespérée.

Ah, ces humains !




imprimer    04/06/2008

PETRUS ET LE RAMONEUR

C'est quoi un ramoneur ? Ma maîtresse dit qu'elle va faire venir un ramoneur pour Ma Cheminée.


Le printemps est revenu, je suis content, les oiseaux ont pris possession de leurs arbres et j’entends leurs chants dans les arbres qui me remplissent de joie. Je vais pouvoir gambader et grimper à ceux-ci afin d’essayer d’en attraper un ! Enfin, j’essaie, car ma maîtresse dit que je suis très maladroit à ce jeux-là.

Le soleil a fait pousser les fleurs et le gazon, la maisonnée se réchauffe de ses rayons, aussi Jaldane n’a-t-elle plus besoin de faire brûler du bois dans la cheminée. Je n’entends plus la cassette qui ronfle et je ne monte plus sur le tabouret près de la cheminée pour regarder le spectacle des flammes qui dansent et me réchauffent le cœur et mes vieux os.

Jaldane a bien remarqué ma nostalgie lorsque je passe devant la cheminée, je pousse un petit miaulement de dépit, même si le temps dehors est au beau fixe, j’aimerai bien voir de nouveau les flammes virvolter.

Jaldane s’approche de moi et tout en me caressant derrière les oreilles (j’adore ça) elle me dit :

« tu sais, nous allons appeler un ramoneur, il va s’occuper de la cheminée afin que l’hiver prochain tu puisses à nouveau ronronner près de la cheminée ».

Un ramoneur !!! c’est quoi un ramoneur ? Le lendemain, je vois s’arrêter dans la cour, une voiture et sortir un monsieur avec un balai bizarre, dont le bout est tout rond auquel il ajoute des manches qui lui donne une longueur impressionnante.
Il est venu inspecter la cheminée puis il a déposé tout autour de celle-ci de grands morceaux de tissus pour la suie dit-il.
Je suis intrigué que va-t-il faire à Ma Cheminée ? Je ne voudrais pas qu’il lui fasse du mal.
Je décide de ne pas le quitter d’une patte. Il prend une échelle et grimpe sur le toit. Malheureusement moi, je ne sais pas monter à l’échelle, aussi, je cours dans la maison afin d’aller surveiller de plus près la cheminée.

J’entends des bruits sur le toit et un héhéooooo attention, attention à quoi, ? curieux, (c’est ma nature) je saute dans le foyer afin de regarder par le trou béant qui monte jusqu’au ciel ce que fait cet énergumène à Ma Cheminée… ahhhhhh une énorme boule noire me tombe sur le dos, je crache et je miaule de rage. Je sors comme un diable hirsute de la cheminée et commence à courir partout ; ma maîtresse qui a entendu mes hurlements est arrivée et pousse à son tour des hurlements : « Petrus, Petrus arrête de sauter partout, tu mets de la suie … » mais moi, je suis affolé par cette poussière rentrée dans mes narines, mes yeux, mes oreilles et je continue à chercher désespérement un coin pour me réfugier. Mon maître alerté à son tour par les cris de Jaldane arrive dans le salon et hurle à son tour. Oh là là que d’histoires pour un peu de pattes sur le canapé, les coussins, les fauteuils, j’arrive à me faufiler entre les jambes de mon maître – pour une fois il n’arrive pas à m’attraper par la queue – et fonce dans le jardin.
Hélas, la veille, une pluie d’orage a fait de grandes mares dans le jardin, je déteste l’eau, je fais marche arrière et entre à nouveau dans le salon, mais mes pattes trempées dans les mares dessinent sur le carrelage de magnifiques empreintes boueuses et noires.

Jaldane est assise sur un fauteuil effondrée regardant le désastre.. Mon maître dit « de toutes façons Petrus est cuit (normal pour quelqu’un qui a fait un séjour dans la cheminée) j’ai fermé toutes les issues. Cette longue course m’a épuisé et je saute sur le rebord de la fenêtre pour essayer de lécher toute cette matière noire et collante.
Mon maître fond sur moi comme un aigle, m’attrape par la peau du cou et me secoue violemment au grand dam de Jaldane qui lui dit d’arrêter car je répands de la suie.

Oui, je connais la fin de l’histoire, elle va se terminer dans la baignoire qui sera noire elle aussi. Il paraît pourtant que Ma Cheminée, Elle, est toute propre !
Le ramoneur a rangé son grand balai, il a dit à ma maîtresse qu’il n’était pas responsable des dégats fait au canapé, fauteuils et tapis… Mon maître grommelle en disant que tout compte fait c’est dommage qu’il n’ait pas pensé à allumer la cheminée, je suis déjà à moitié cuit….




imprimer    03/06/2008

PETRUS AU BORD DE LA MER

Depuis hier nous sommes arrivés au bord de la mer

Depuis hier nous sommes arrivés au bord de la mer. Je ne connais pas la mer, je n’y suis jamais venu.

Ma maîtresse m’a emmené car elle aime bien que je sois avec elle.

Transporté dans cette affreuse cage que je déteste, nous arrivons dans une grande maison blanche.

J’entends un drôle de bruit…un bruit de va-et-vient, un bruit que je ne connais pas, qui m’effraie et m’intrigue à la fois.

J’ai sauté sur un rebord de fenêtre, mis mon nez contre la vitre. Il faisait nuit, je voyais briller la lune dont les reflets dorés tombaient sur une surface semblant bouger. Le bruit, surtout, m’intriguait. Un léger roulement de tambour me berçait, tout à la fois doux et fort. J’ai fini par m’endormir.

Le lendemain matin, profitant du moment où ma maîtresse a le dos tourné, je me faufile par la porte d’entrée ouverte. Mais je m’arrête aussitôt : je ne connais pas ce sol mou, chaud, s’infiltrant entre les doigts de mes pattes. Pourtant, ce n’est pas du tout désagréable. J’avance sur ce sol qui se dérobe sous mes pas. Mais rien ne me fait reculer, je veux voir cette chose qui gronde, ronfle et berce à la fois.

Une grande étendue s’offre à mes yeux. Un bruit de plus en plus fort se fait entendre, une masse s’élève puis s’écrase brusquement au sol en un nuage d’écume blanche. Je m’approche pour voir ce dont il s’agit mais, à ce moment, je reçois un paquet d’eau sur le dos….. un paquet d’eau ! C’est ça, c’est de l’eau. J’ai reçu de l’eau ! Je suis trempé, mouillé, le poil collé.

Je m’enfuis en courant, mais le sol colle à mes pattes, des grains de poussière s’agglutinent dans mes poils. Je lèche ma fourrure, mais elle a un goût salé et les grains de poussière me grattent la gorge. Je tousse, je crache !

J’arrive, très penaud, devant la maison. Mon maître, assis sur une grande serviette, me regarde passer avec un air étonné. Moi, je veux rentrer et me débarrasser de cette carapace gluante. Ma maîtresse, me voyant ainsi, pousse des cris :

- Mais, Petrus, où es-tu encore allé ? Tu es couvert de sable, tout mouillé…tu as pris un bain à la mer ?

Ah, c’est ça la mer ! Les grains de poussières sont du sable ! Je ne comprends pas pourquoi les humains en raffolent.

Ma maîtresse m’a pris dans ses bras et je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Je me suis retrouvé sous la douche, ébahi ! Pourquoi me lave-t-elle encore ? Je n’étais pas assez mouillé ?

Je n’aime pas la mer, je n’aime pas le sable, je n’aime pas les bains !




imprimer    02/06/2008

PETRUS ET LA PETITE FILLE

je vois arrivé une toute petite fille aux cheveux noirs comme le jais et des grands yeux verts qui lui mangent les yeux. Elle tient serrer sur son cœur un gros poupon et dans l’autre main une petite valise de cuir rouge.

J’ai le nez collé à la fenêtre, poste d’observation favori pour observer les oiseaux sur le sureau quand je vois arrivé une toute petite fille aux cheveux noirs comme le jais et des grands yeux verts qui lui mangent les yeux. Elle tient serrer sur son cœur un gros poupon et dans l’autre main une petite valise de cuir rouge.

Jaldane l’accueille avec force embrassade et dit à sa maman « qu’il n’y a pas de problèmes, Malika, est la bienvenue pour la journée ». Elle lui installe près de la cheminée une grande couverture sur laquelle Malika avec son poupon. Elle ouvre une grande valise soù trouve un tas de vêtements de bébé. Pendant un long moment, Malika joue a habillé et déshabillé sa poupée.

Puis d’un seul coup, elle m’aperçoit et reste un moment interloqué. Elle se lève et s’approche de moi, tend une main timidement et me caresse derrière les oreilles (j’adore ça, les caresses derrière les oreilles et sous le cou sont pour moi le comble de l’extase). Je ronronne, elle s’enhardit et me prend dans les bras. Je suis un peu lourd pour elle et de ce fait ne suis pas très à l’aise dans ses petits bras qui me serrent très fort surement par peur de me faire tomber.

Ah mais que fait elle, voici, qu’elle me met sur le dos (ça alors je déteste, sauf si c’est pour me gratter le ventre !) et enfile une espèce de barboteuse qui m’emprisonne les pattes arrière. Je proteste un peu, mais la fillette n’en a cure, elle continue en m’enfilant une brassière qui coince mes pattes avant, et enfin me met un espèce de bonnet qui me cache la moitié de la vision. Là je proteste énergiquement et me débat un peu. Malika fâchée contre mes protestations me gronde et me donne une légère tape sur les fesses qui n’ait pas du tout à mon goût aussi d’un coup de rein vigoureux je lui échappe des mains.

Toutefois, la barboteuse, la brassière et surtout le chapeau m’handicapent fortement et je m’étale de tout mon long sur le carrelage. Volga et Uranie qui n’ont pas perdu une miette de ma mésaventure en profitent pour me courser, j’arrive à esquiver l’une mais pas l’autre qui me fait rouler d’un coup de patte sous la table. Je feule, crache mais ce chapeau décidément me gêne, j’ai beau secoué la tête, il ne cesse de tomber sur mes yeux et bientôt je suis complètement dans le noir affolé.

Une patte avant s’est dégagée de la brassière, se qui me donne un peu plus de liberté pour courir, j’entre en trombe dans la cuisine où ma maîtresse est entrain de ranger les provisions du marché, comme je ne vois rien, je renverse le panier de légumes et les pommes de terre, les carottes et autres ingrédients roulent et se répandent dans la cuisine. Jaldane crie, mon maître arrive et essaie de m’attraper suivi de Malika, Jaldane et la femme de ménage, puis les chiennes qui ne veulent pas être écartées du jeu. La porte d’entrée étant restée ouverte, je fonce dans le jardin, poursuivi par ma meute et nous courrons joyeusement sur la terre fraîchement apportée pour faire la future pelouse, celle-ci est encore humide du reste de la neige.

J’aurais dû me méfier de mon maître, d’une détente, il plonge à la manière d’un rugbyman et me planque à terre. Je hurle de douleur, lui jure, car il est couvert de boue, et ses lunettes ont volé dans une petite mare boueuse.

Les vêtements de la poupée sont couleur de charbon et un peu déchirés, Malika pleure. Je suis prestement déshabillé (ouf !) Jaldane dit « tu n’es pas gentil, Petrus, Malika ne voulait pas te faire de mal, elle voulait juste jouer un peu avec toi à la poupée ».

La maman de Malika est venue récupérer sa fille, et j’ai entendu lui dire « que j’étais un méchant chat, j’avais déchiré et sali ses vêtements de poupée», seulement la maman de Malika est gentille, elle est venue me faire un


imprimer    01/06/2008

PETRUS REVIENT A LA MAISON

Je suis content mon maître m’a dit que nous rentrions à la maison.

Je suis content mon maître m’a dit que nous rentrions à la maison. Je m’ennuie enfin de compte de Volga, Uranie et Tzarine et bien sûr de ma maîtresse. Paris ce n’est pas pour les chats, on ne peut pas grimper aux arbres, il y a plein de voitures, et la terre est du goudron.

Le côté négatif c’est que mon maître m’a acheté une cage pour voyager dans le train. Je déteste les cages.

Il ronchonne car une partie du voyage, la cage était sur ses genoux, puis il a trouvé le moyen de me mettre avec les bagages, j’avais peur que quelqu’un ne me vole, mais les gens s’arrêtaient et me disaient « ah qu’il est beau le Chat ! Comment tu t’appelles ? ». J’avais beau leur répondre, personne ne me comprenait. Il y avait une toute petite fille qui était en admiration et essayait avec sa petite main de me caresser. Mon maître a fini par être attendri et m’a sorti quelques minutes de la cage pour qu’elle puisse me câjoler. Elle m’a fait un énorme bisou et j’ai ronronné de plaisir.

Nous voici arrivés devant la maison et les chiennes tournent autour de la voiture en aboyant comme des folles. Volga colle son gros museau contre la grille de la cage et essaie de me lécher. Je suis tout content, elles sont heureuses de me retrouver et moi aussi tout compte fait.

Ma maîtresse, Jaldane, a vite ouvert la cage et m’a pris dans ses bras en me couvrant de baisers à m’étouffer. Puis elle m’a traité de sale chat, - (il faudrait savoir ce qu’elle veut).-

J’ai retrouvé avec délice mon tabouret près de la cheminée, mes croquettes.

Tzarine est accourue pour me voir aussi et m’a demandé des tas de détails sur Paris. Elle a semblé très déçue de ma description.

J’ai profité d’un moment d’inattention de Jaldane pour me précipiter dans le jardin, j’étais tellement content de retrouver la nature, les arbres, les oiseaux, l’herbe enfin tout ce qui fait le bonheur d’être un chat en communion avec la nature. Je suis monté en haut de l’arbre et pour une fois je n’ai pas cherché à croquer un oiseau. Je les regardais s’envoler avec plaisir.

J’étais tout à mon ravissement quand je vis arriver un énorme chien (le chien du voisin qui est un chow chow et qui déteste les chats) il s’est mis à me courser et j’ai tellement eu peur que je suis allé sur la route, une voiture qui descendait de la colline à ce moment là, à fait hurler ses pneus et s’est arrêté à dix centimètres de ma queue. Je suis reparti dans l’autre sens très effrayé. Je suis rentré en trombe dans la maison, le cœur battant/

Enfin de compte que ce soit à Paris ou ici, je trouve qu’on vit dangereusement nous les animaux


Je suis très attiré par le balcon, il y a des gros oiseaux gris avec des taches un peu vertes et roses qui viennent se poser sur le rebord de la balustrade.

Mon installation a été mouvementée mais j’ai trouvé mes marques. L’appartement du neveu est sympathique surtout il y a un grand balcon qui donne sur la tour Eiffel. Je vais pouvoir dire à Uranie et à Volga que je l’ai vue.

Certes, le balcon est beaucoup moins agréable que le jardin de la maison mais cela me permet d’aller prendre l’air sans que je me fasse gronder par le maître. Je suis très attiré par le balcon, il y a des gros oiseaux gris avec des taches un peu vertes et roses qui viennent se poser sur le rebord de la balustrade.

Dès que je m’approche, ils s’envolent et je ne peux pas beaucoup les voir. Sur le balcon, il y a des caisses en carton, aussi, je décide de me cacher sous l’une d’elle et d’attendre qu’un de ces volatiles se posent. Mon attente ne dure pas très longtemps et un oiseau se pose sur le sol, puis un autre, et enfin un troisième. J’ai dans mes gènes, tout de même, encore des instincts de chasseurs et de voir ces oiseaux me narguer, là, sous mes moustaches font qu’elles frémissent et d’une détente dont j’ai le secret, je bondis pour attraper l’un d’eux.

C’est très agile aussi ces petites bêtes là et l’une d’elle se pose sur le bord de la balustrade, et autre saut et je me retrouve en équilibre sur la rambarde, seulement, la veille, il a plu, mes griffes sont longues, je glisse et n’arrive pas à me rattraper.

Je tombe, je tombe, je tombe, de trois étages et me retrouve sur le trottoir, un peu étourdi, mais sans le moindre mal. Le pigeon ne m’a pas attendu, il est très loin. Me voici, sur les trottoirs parisiens, c’est du béton et de l’asphalte, cela sent mauvais.

Un bruit d’enfer me fait sursauter, un gros camion s’est engagé dans la rue. J’ai très peur maintenant, je ne sais pas où je suis.

Un gros chien en laisse, genre Berger allemande, arrive avec son maître et se met à aboyer et montrer les crocs, cette fois-ci je suis terrorisé et je me mets à courir, je traverse la rue, j’entends un bruit de pneus qui crissent, un klaxon dont je n’ai cure. Je continue à courir à perdre haleine.

La pluie s’est mise à tomber, j’ai froid, j’ai peur, je suis perdu, j’ai faim, j’ai soif. Je m’abrite sous un porche et me met à me lécher pour essayer de me sécher un peu. Une vieille dame s’approche et dit

« ben le chat qu’est-ce-que tu fais là ? , tu es perdu ? tu n’es pas un chat de gouttière toi ».

Elle tend la main vers moi, je me laisse caresser, au point où j’en suis, je préfère encore le contact avec les humains. Elle me prend dans ses bras, je ronronne afin de lui montrer que je ne suis pas méchant.

Ah mais que fait elle, elle ne me lâche plus, elle ouvre la porte et monte dans une espèce de boite qui se renferme et qui prend de la hauteur.

Me voici arrivé dans l’appartement de la vieille dame qui me donne un peu à manger du jambon (j’adore le jambon) et un peu de lait. C’est gentil, mais moi, je voudrais bien retrouver mon maître, même si celui-ci veut me vendre au Chinois. Je miaule et montre la porte, mais la vieille dame n’a pas l’air de comprendre.

Je tourne un peu en rond dans l’appartement qui lui n’a pas de balcon.

La vieille dame me met dans une boite de transport pour animaux, je déteste ces boites.

Oh secours ! Jaldane, je te promets je ne ferais plus d’escapade.

La vieille dame rentre dans un immeuble et là horreur je reconnais ce genre d’endroit :

c’est le vétérinaire, je ne suis pas malade, je ne veux pas y aller.

Le vétérinaire me prend dans les bras, je feule afin de lui faire voir que je ne suis pas d’accord.

Mais que fait-il il regarde mes oreilles, elles sont propres mes oreilles.

Il me remet dans la boite, c’était bien la peine, de m’en sortir.

Puis je l’entends téléphoner : il dit qu’on a trouvé un chat qui porte le numéro untel.

Il dit à la vieille dame que je viens de l’Isère et que j’ai dû me perdre ou m’échapper.

- il est malin celui-là –

La vieille dame a obtenu le numéro de chez Jaldane qui ne comprenait pas comment je m’étais retrouvé chez cette vieille dame.

Dans la fin de la soirée, mon maître est arrivé chez la vieille dame, et il l’a remercié chaleureusement de m’avoir retrouvé – c’est bien la première fois qu’il est content de me retrouver –

Il me dit : « Alors Petrus tu as bientôt fini de nous faire des frayeurs, j’aimerai bien savoir comment tu es arrivé ici ? ».

Nous allons bientôt rentrer à la maison, ta maîtresse est morte d’inquiètude.




imprimer    30/05/2008

PETRUS A PARIS

Le voyage fut long et pénible

Le voyage fut long et pénible. Tassé dans le sac j’étouffais, j’avais soif, faim et je commençais à regretter mon escapade. Surtout le sac était manipulé sans ménagement, jeté, posé à terre brutalement je commençais à avoir les côtes et la tête endolories.

De plus, il y avait un tas de bruit que je ne connaissais pas. Il y avait beaucoup d’agitation, de cris, des bruits effrayants même pour un gros chat courageux comme moi.

D’un seul coup miracle, j’entends le bruit de la fermeture éclair qui s’ouvre, ce qui me permet de prendre une grande bouffée d’air. Je décide de sortir du sac, et je me retrouve nez à nez avec mon maître qui se met à hurler de peur et tombe à la renverse d’émotion.

Tant qu’il se relève, je suis déjà loin et cherche désespérément le coin toilettes, les émotions cela donnent des envies ; mais ou est-elle cette litière, dans la cuisine, rien, dans le couloir, rien, dans les deux chambres, rien, le salon, rien, la salle à manger, rien, les toilettes des humains, rien, la salle de bains RIEN. Au secours, cela devient urgent, tant pis j’opte pour le coin toilettes des humains, je ne peux plus me retenir.

Pendant ce temps là, mon maître qui s’est relevé hurle dans l’appartement

« mais il va me rendre dingue, ce chat, qu’est ce qu’il fait dans ma Valise ? comment est-il arrivé là ? et pourquoi est-il là ?, mais qu’est ce que je vais en faire de ce chat ? ».

La porte s’ouvre et le neveu arrive, et dit à mon maître d’un air pincé

« ah tu as emmené Petrus, tu aurais dû me le dire « .

‘Je n’ai emmené personne dit il, il est venu tout seul »

« Tout seul ? mais comment a-t-il pu venir tout seul demande le neveu soupçonneux.

Je ne sais pas dit le maître mais je sens qu’il va m’empoisonner ma vie.

A ce moment là, le neveu sort des toilettes, le visage tendu et avec un air pas très content,

« Tonton, tu pourrais quand même faire attention quand tu vas aux toilettes, il y a en a partout »

« Moi, mais je n’y suis pas allé dans les toilettes, qu’est ce que tu racontes ? elles fuient tes toilettes »

Un peu vexé, le neveu prend par le bras l’oncle et l’emmène dans les toilettes.

Mon maître pâli un peu et dit « ben, c’est pas moi, c’est le chat ! ».

Le chat, mais tu n’as rien emmené pour lui ?

Non dit mon maître excédé, JE NE SAVAIS PAS QU’IL ETAIT DANS MON SAC

Mon neveu regarde d’une manière bizarre mon maître, d’un air effaré, soupçonneux et attristé.

Oui, oui, je comprends tonton, ton chat est venu tout seul dans ta valise, mais cela va s’arranger, t'inquiète pas, repose toi; je cours acheter une litière et je reviens.

Mon maître est assis dans le canapé l’air un peu atterré, et marmonne

« ben voilà, maintenant à cause de ce chat, voilà que je passe pour un débile mental ».

Le portable sonne, mon maître répond d’une voix un peu absente

« allo, ah bonsoir ma chérie, oui, je suis bien arrivé, oui…

« tu as perdu le chat ? ah mais ne t’inquiète pas il n’est pas perdu pour tout le monde »

« Comment ça je suis bien content, non je ne suis pas content, mais alors pas content du tout dit il subitement très colère et d’une voix très très forte.

« Non, je ne cries pas après toi, je crie après le chat »

« Comment cela je deviens fou ? parce que je crie même quand le chat n’est pas avec moi ?dit il d’une voix étranglée  par la fureur »

« Non, je ne crie pas pour rien, non je ne suis pas énervé, non je ne me moque pas de ton inquiétude , parce que le chat, tu sais ton Chat, adoré, super mignon, il EST LA et a déjà commencé à faire des bêtises ».

Remarque dit il dans la foulée, cela tombe, bien il y a un quartier Chinois à Paris, je sens que je vais aller le VENDRE !

Je me doutais bien que mon maître ne serait pas content de m’avoir emmener dans ses bagages mais de là à penser qu’il aille me vendre, non, Jaldane vient me chercher, au secours !




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