j’ai décidé de partir Cette maison est une maison de fou, on y parle Chinois, on me transforme en pétard vivant. Sans cesse, je suis laveé et roulé sur le sol par les chiennes de la maison. Mon maître me traite de chat dégénéré, il veut me congeler, me transformer en pâté chinois, ou encore m’empailler. Je n’ai pas le droit de monter sur le canapé Je trouve que cela fait beaucoup pour un seul chat. Aussi, j’ai décidé de partir. J’ai entendu mon maître dire qu’il partait à Paris quelques jours chez son neveu. Je ne connais pas Paris. A moi, les « minettes » et peut être je pourrais aller voir la Tour Eiffel. La difficulté réside dans le fait que mon maître accepte de m’emmener avec lui et vu son attirance pour moi, j’en doute ! L’idée me vient lorsque je vois ma maîtresse préparer un énorme sac dans lequel elle prépare les vêtements de mon maître pour son voyage. Ce sac est immense et elle n’a pas mis grand chose dedans, il y a encore beaucoup de place, en tout cas, encore de la place même pour un gros chat comme moi. Le sac est resté entrebaîllé et la nuit j’arrive à me glisser dedans, je me tasse un peu et essaie de me dissimuler sous un pâquet de pulls – être au chaud c’est important par ces temps de neige et de froid – Le lendemain matin, j’entends bien ma maîtresse qui m’appelle pour me donner mes croquettes, mais depuis « le coup des pétards » elle ne s’étonne plus que je n’accoure pas pour les manger. J’ai un peu faim, mais la fin justifie les moyens. Mon maître est dans la vie légèrement distrait ce qui m’arrange bien pour essayer de partir en voyage dans ses bagages. Je l’entends dire au revoir à Jaldane. Il s’approche du sac et sans jeter un coup d’œil, ferme la fermeture éclair. Ca y est l’affaire est « dans le sac » ! Il prend le sac et dit à Jaldane « mais c’est bien lourd ce sac qu’est ce que tu as mis dedans ? » Rien de spécial répond ma maîtresse comme d’habitude. Il dit c’est bizarre, il n’est pas comme d’habitude ce sac. Dépêche toi lui répond ma maîtresse, tu vas rater ton train. Mon maître balance le sac un peu rudement dans le coffre de la voiture, ce qui me secoue, et me fait un peu mal., mais ouf, ca y est je fais partie du voyage, je VAIS A PARIS ; Je vous raconterai bientôt.
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l'année dernière année du chien a été une année qui a commencé par un feu d'enfer. ! Je suis rentré à la maison car comme tu le sais, mes maîtres sont très intéressés par la Chine et apprennent le Chinois. Leur professeur de Chinois était là, et, pour lui faire plaisir ils avaient décidé de fêter avec elle le Nouvel an Chinois (c’est paraît il l’année du Chien) je crois que je vais en voir de toutes les couleurs, moi, si c’est l’année du Chien. Aussi, mon maître avait chargé l’un de ses élèves de Tai Chi Chuan de rapporter de Paris des Pétards car c’est la tradition en Chine de les faire exploser pour chasser les mauvais esprits. Un gros paquet rouge où il y avait plein de pétards enroulés sur eux-mêmes, tous attachés les uns aux autres avec une ficelle. Je suis d’un naturel très curieux et je voulais voir comment c’était des pétards chinois et j’ai suivi mon maître pas à pas. Mon maître a déroulé les pétards et les a tendus d’un point à un autre. Puis, il a craqué une allumette pour allumer la mèche et à ce moment là les pétards se sont mis à pétaradés dans tous les sens avec un bruit de tonnerre et des flammes. J’ai eu vraiment très peur, je me suis mis à courir, mais le bout de la ficelle s’est prise dans mes pattes et je traînais derrière moi une ribambelle de pétards qui explosaient. Plus je courais plus les pétards se mettaient à tonner. Ma maîtresse, mon maître, tous les élèves, le professeur Chinois couraient derrière moi, en criant « Petrus, Petrus, reviens ici, tu vas te brûler, c’est dangereux »., mais leurs cris accentuaient encore plus ma peur. Quelqu’un a ouvert la porte de la maison et je suis entré à toute vitesse dans la maison emportant avec moi tous les pétards qui heureusement avaient finis par se consumer. Depuis, je vis sous le lit de ma maîtresse et ni leurs appels, ni les croquettes, pour l’instant n’ont réussi à me faire sortir de dessous le lit. |
Je vais rentre visite à mes amies les vaches J’ai décidé de ne pas me décourager et de continuer ma visite des animaux de la ferme. Je vois la fermière sortir avec un grand seau et se diriger vers une grande bâtisse où j’entends meugler les vaches. Je sais que ce sont des vaches parce que dans le champs à côté de chez moi, il y a des vaches qui viennent parfois dans le pré. J’aime bien les vaches, je sais qu’elles ne feront pas comme les cochons, elles ne me courront pas après. Je décide donc d’aller dire bonjour aux vaches pour savoir si ce sont la même race que celle de chez moi. Je rentre dans une vaste pièce où il n’y a que deux vaches qui ont l’air d’attendre impatiemment la maîtresse des lieux. Elles sont toutes rousses alors que celles du champs sont noire et blanche. La fermière s’assoit sur un espèce de tabouret à trois pieds et entreprend de traire les vaches. Je me dis qu’il serait bien de boire un peu de lait de ces vaches tout bon, tout frais. Je m’approche du premier seau rempli d’un liquide fumant et odorant. La vache me regarde d’un œil méchant me semble-t-il, je n’aimerai pas qu’elle fasse comme le cochon me courir après car elle est beaucoup plus grosse qu’un cochon. La fermière a entrepris de traire l’autre vache, aussi je m’approche très très prudemment du seau pour essayer d’aller boire ce nectar délicieux. Je me régale d’avance. La porte de la grange s’ouvre et mon maître apparaît dans l’embrasure et salue la fermière. Seulement pas de chance, il me voit au moment où je m’apprête à boire le lait de la vache, les deux pattes avant sur le bord du seau et la tête penchée vers l’intérieur prêt à laper. Il hurle un Petrus et veut s’avancer pour m’empêcher de boire mais glisse sur la paille posée à même sur le sol et vient atterrir tout droit la tête la première dans une bouse de vache, et renverse au passage le seau de lait que je m’apprêtais à boire , sur lui. Il est dans un état pitoyable couvert de bouse de vache et trempé par le lait qui s’est renversé sur lui. On dirait un épouvantail à moineaux. La fermière se tient les côtes tellement elle rit, mon maître ne rit pas du tout, et je me dis que pour une fois ce n’est pas moi qui vais aller prendre un bain, tout de même parfois il y a des justices immanentes. Jaldane quand elle a vu arrivé mon maître dans cet état est restée interdite et a éclatée de rire, « ha lui a-t-elle dit, tu veux imiter Petrus, tu viens prendre une douche ?». Mon maître à grommeler quelque chose de pas très poli et a dit que ce chat était le diable en personne, et que même les Chinois ne me voudraient pas en pâté. Je n’ai peut être pas bu de lait, mais j’ai été bien vengé aujourd’hui, vives les Vaches. |
L’amie de Jaldane a une superbe ferme biologique dans la région Rhône-Alpes entourée de champs de lavandes et une vue imprenable.Ma maîtresse me dit que nous allons rendre visite à une amie qui à une ferme dans la région et que je vais y rencontrer plein d’animaux. Je suis impatient et curieux et je vais certainement rencontré des lapins, je n’ai pas oublier ma nouvelle copine Nina qui semble perdue dans sa cage. L’amie de Jaldane a une superbe ferme biologique dans la région Rhône-Alpes entourée de champs de lavandes et une vue imprenable. Après une heure de route, nous voici arrivés dans ce superbe décor. Le chien de la maison Bille vient nous accueillir, je reste toutefois sur mes gardes parce que les chiens parfois ont des attitudes bizarres vis-à-vis des chats. Il y aussi des poules et des oies qui se promènent devant la maison. Je sais aussi que la ferme comportent des chevaux, des vaches et des brebis et un cochon. J’ai tellement entendu parlé de ce cochon que j’aimerai bien le voir. Après les formules d’usage de politesse, ma maîtresse me laisse dans le jardin en me demandant de ne pas aller trop loin afin de ne pas me perdre. Il y a quelques chats qui arrivent et j’en profite pour leur demander « Où est le cochon ? » Mister un chat gris et blanc me dit, là tu vas tout droit et tu vas trouver un champ dans lequel il y a le cochon. Je le remercie à peine et coure le plus vite possible, bien que ma patte me gêne encore un peu, j’arrive à la lisière du champ et cherche le cochon tout rose. Je sais que les cochons sont roses parce que j’en ai vu à la télévision. Déception, pas de cochon rose, mais une espèce de cochon noir qui ne me regarde pas d’un air très amical. Ce n’est pas très grave, je vais allez lui dire bonjour et nous allons faire connaissance. Je passe les fils électriques qui l’entourent très prudemment et me retrouve sur un terrain très mou, brun et très collant. Le cochon n’est pas très content de mon intrusion et se met à me courser. Je détalle aussi vite que je peux mais il a rameuté tous les autres cochons qui sortent je ne sais d’où et arrivent à toute allure vers moi. Ma seule planche de salut est l’auge. Je saute en faisant attention à ne pas tomber dedans car il y a un tas de détritus qui nagent, toutefois, un cochon plus gros et plus belliqueux que les autres, fonce, heurte la mangeoire, se qui me fait perdre l’équilibre et je tombe dans le bac. J’arrive à sortir ruisselant des épluchures de pommes de terre accrochées à mes poils et divers autres choses que je n’ai pas identifié. Le cochon lui en veut toujours à ma peau et continue de me poursuivre, un crochet, à droite, un croche à gauche et j’arrive à retrouver le chemin de la sortie. Je suis dans un état pitoyable, je suis certain, je vais encore avoir droit au bain. C’est la malédiction de mon existence. Je fais un détour par la mare aux canards, et je me dis mouillé pour mouillé, je ferais bien d’aller dans l’eau cette fois-ci tout seul afin de me débarrasser des décorations qui ornent mon pelage. Je m’approche de la mare décidé, contraint et forcé de me jeter dedans, mais à ce moment là, un jars arrive en hurlant comme un klaxon et se met aussi à me poursuivre, je suis tellement surpris que je n’ai pas eu tout à fait le temps de l’esquiver,qu’ il m’a arraché un bon bout de poils de la queue. Je ne peux même pas me lécher tellement l’odeur est repoussante, je décide donc de retourner à la ferme, attristé et déçu. Je vois Mister qui attend sagement devant la porte de la véranda, il n’ose pas me regarder mais je vois bien dans ses yeux qu’il se moque de moi. Je ne comprends pas ‘le cochon ; il n’était pas rose » Normal me répond Mister, c’est un cochon noir, un cochon gascon et ils sont noirs. Remarque ce n’est pas étonnant vu qu’ils se roulent dans la boue. Moi, lorsque je fais ça, je me fais gronder et ma maîtresse ma lave. En tout cas, toi tu es bien noir aussi. A cet instant, mon maître sort de la maison et c’est à peine si il me reconnaît. Petrus mais ou es-tu encore allé ? même ici, tu arrives à faire des bêtises. Jaldane vient voir ton chat, je crois qu’il s’est transformé en cochon ! Jaldane en me voyant pousse des cris horrifiés et se pince le nez. Elle a mis des gants en caoutchouc et m’a transporté vous l’avez deviné sous la douche. Je n’ai pas encore vu, les lapins, ni les chevaux, ni les vaches, j’espère qu’ils me réserveront un meilleur accueil. |
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Il y a une pièce que j’affectionne plus particulièrement dans la maison : LA CUISINE ; Cet endroit qui fleure bon les odeurs de toutes sortes. Aussi souvent, je viens dans la cuisine, et m’installe sur une chaise, les yeux mi-clos, mais les moustaches olfactives en action., et je rêve aux friandises. Toutefois, mon plus grand rêve, est de rentrer dans le réfrigérateur, en effet, j’ai remarqué que dans cet appareil se trouve tous les objets de mes désirs, et aujourd’hui, ma maîtresse a ramené du jambon. Je ferais n’importe quoi pour manger du jambon surtout du jambon fumé, mais je me contente très bien du jambon blanc. Je profite de ce que mon maître ouvre le réfrigérateur pour y prendre de l’eau fraîche, afin de faire une tentative pour entrer dans le réfrigérateur, mais mon maître referme la porte de celui-ci brutalement (le caoutchouc de la porte est un peu usé, et elle ferme mal). Je reste coincé entre la porte et la clayette, le nez sur l’objet de mes désirs mais que je ne peux atteindre sous l’effet de la douleur. Mon maître pousse un juron et me donne une tape sur les fesses, déjà, j’avais mal aux côtes maintenant j’ai mal aux côtes ! Je bats en retraite sur mon tabouret favori,. J’attendrai ce soir lorsque toute la maison sera endormie, Le soir venu , je m’approche et observe l’appareil, j’arrive à glisser ma patte sur le caoutchouc qui s’accroche bien à mes griffes et tire, la porte bouge un peu, mais rien ne se passe, je recommence et tire plus fort, cette fois-ci elle s’entrebâille. J’arrive à passer ma tête, puis mon corps, le réfrigérateur s’ouvre sur la caverne d’ali-baba, mais déception pas de jambon, il n’y a pas de jambon ! Dépité, j’arrive à sauter sur une clayette un peu vide afin de mieux voir se qu’il y a à l’intérieur, mais la porte se referme et me voici coincé entre la salade, les carottes et les choux-fleurs. Il fait très froid, j’ai les yeux larmoyants et le nez qui coule. Terminé congelé, quelle triste fin ! Allons pas de découragement, je dois pouvoir sortir de là, je pousse avec mes pattes, rien ne bouge. La tête qui rencontre les œufs et se cassent laissant échapper un liquide visqueux sur mes moustaches, pas le temps de faire ma toilette, il faut sortir de là avant d’être transformé en glaçon. Au bout d’un long moment, j’arrive à pousser le battant de la porte et gelé jusqu’aux os, je saute sur le carrelage de la cuisine emportant avec moi, les choux-fleurs, la salade les carottes et deux ou trois petites choses qui étaient là, tout cela fait un grand bruit, car un saladier s’est cassé en mille morceaux faisant comme l’effet d’une bombe. Je suis terrorisé, gelé. Tout ce remue-ménage a eut pour effet de réveiller mes maîtres, j’entends ma maîtresse dire à mon maître « méfie toi ce sont peut être des voleurs ! ». Oui, c’est un voleur, mais pas celui qu’elle croit. Mon maître arrive prêt au combat et shoot dans un choux fleur qui va atterrir droit dans la porte d’un placard faisant un léger trou. Tout en se frottant les orteils, il hurle, Jaldane, Jaldane mais vient voir, mais vient voir, ce qu’à fait ton affreux chat, ce chat dégénéré, incapable d’attraper une souris qui se prend pour un explorateur du groënland, il a ouvert, oui il a ouvert le réfrigérateur et il y a plein de légumes dans la cuisine !. Ma maîtresse arrive et me voit grelottant, du blanc d’œuf sur les moustaches, je la regarde avec un de ses regards dont j’ai le secret, désespéré, implorant le pardon, en général, ça marche. Elle m’observe et dit « toi, tu ne perds rien pour attendre, en plus, tu vas attraper une maladie des bronches à force de faire l’idiot ». Au milieu de la nuit, mon maître ronchonnant après un chat qui s’appelle Petrus (MOI). Il dit qu’il aurait mieux fait d’acheter, un singe ou un éléphant cela aurait moins fait de dégâts. En fait, il a même souhaiter que je reste congeler dans le réfrigérateur, cela lui aurait dit-il, éviter de me faire empailler ! Ma maîtresse m’a brossé ce qui a fini par me mettre de mauvais poils. Quelle nuit ! |
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Ma maîtresse est souvent devant une machine qu’elle appelle « ordinateur ». Elle y consacre beaucoup de temps et je suis toujours intrigué par ce qu’elle fait. Souvent, je saute sur le bureau à côté d’elle et regarde les images. Hier, je l’ai entendu se plaindre de sa souris. Tiens, j’ignorais que cette machine avait une souris. Mon maître me dit toujours que je suis un chat dégénéré parce que je n’attrape pas de souris. Je vais me rentre utile et débarrasser ma maîtresse de cette souris qui semble l’ennuyer. Alors que ma maîtresse est sortie, je grimpe sur l’ordinateur et vais voir cette espèce de souris noire qui semble ne pas bouger. Je l’observe pendant un long moment. Elle ne paraît pas effarouchée par ma présence. Bizarre, elle n’a ni queue ni tête ! Seule une lumière rouge émane de son corps. Je ne connais pas cette race de souris….. Soyons prudent, on ne sait jamais. J’avance timidement une patte et fait bouger la souris : elle ne crie pas, ne coure pas ! Un autre coup de patte la déplace de quelques centimètres sur le bureau. Toujours aucun signe de vie. Serait-elle déjà morte ? Je m’enhardis en essayant de la mordre, mais mes dents heurtent quelque chose de très dur qui ne semble pas comestible. Je ne comprends pas la raison pour laquelle ma maîtresse se plaint de cet animal qui ne bouge pas, ne crie pas, ne se mange pas… A quoi peut-elle bien servir ? Je donne un coup de patte plus violent. La souris tombe du bureau sur le sol avec un petit bruit mat . Son ventre s’est ouvert, un objet en jaillit. C’est une espèce de long tube qui roule, roule, mais la souris éventrée est toujours sans mouvement sur le sol. Cela m’énerve, cette inertie ! Je donne un grand coup de patte et l’envoie cinq mètres plus loin, un autre coup de patte lui fait franchir la porte du bureau. Je m’amuse ainsi avec elle durant une bonne dizaine de minutes, l’envoyant un peu partout dans la pièce, toujours sans aucune réaction de sa part. Au bout d’un moment, je me fatigue de ce jeu sans partenaire et abandonne cette souris, laquelle a glissé sous le canapé. Ma maîtresse est rentrée et se dirige vers son ordinateur. Je l’entends qui cherche quelque chose, s’exclamant « mais où est passée la souris ? ». Je ne comprends pas qu’elle se soit autant attachée à un animal qui lui fait peur ! . Elle s’énerve et demande à mon maître de l’aider à la chercher. Les voici tous les deux à quatre pattes dans le bureau, soulevant des papiers. Elle vitupère « mais enfin, elle ne s’est pas envolée, cette souris ! Lorsque je suis partie tout à l’heure, elle était sur le bureau ! ». Voyant sa peine devant la disparition de cet animal, je décide de l’aider. Je vais donc récupérer la souris sous le canapé (ce qui n’a pas été chose facile !), et la pousse au milieu du salon. Mon maître arrive sur ces entre faits. « Jaldane, dit-il, ne cherche plus ! C’est TON chat, tu sais ton a-d-o-r-a-b-l-e chat qui ne fait jamais de bêtises qui l’a, TA SOURIS ! Jaldane arrive et ramasse la souris. « Mais elle est cassée, ma souris ! dit-elle, attristée. Petrus, tu as cassé la souris ! Comment vais-je travailler moi, maintenant ? Ton maître a raison, tu es insupportable, tu cherches vraiment les punitions ! ». Franchement, je ne comprends pas pourquoi je me suis fait punir, alors qu’on me reproche sans arrêt de ne pas m’occuper des souris. A vous dégoûter de rendre service ! |
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Je l’ai échappé belle J’adore me coucher dans le linge surtout quand il est propre et bien repassé ; Ce matin, je suis gâté, je vois un monceau de linge dans une corbeille, et je décide de me coucher dedans. Ah, mais apparemment ce n’est pas du linge propre, ce n’est pas grave, j’aime bien aussi l’odeur de mes maîtres. Une avalanche de linge me tombe sur le dos, personne n’a vu que j’étais couché dans la panière, maintenant je suis bien enfouie sous les vêtements et je m’endors heureux et ronronnant. Je me réveille dans la buanderie où l’on a dû transporter la panière, j’aime bien la buanderie c’est un endroit où il fait chaud et il y a plein de linge, de vêtements à laver, qui sèche, où qui est à repasser. Malheureusement, je n’ai pas le droit d’y aller car il paraît que je mets plein de poils partout. La porte de la machine à laver est ouverte, je suis un chat très curieux de tout ce qui est nouveau et je n’ai jamais visité cet endroit. Je saute du panier et entre dans l’ouverture ronde de la machine. Cela fait une espèce de cage ronde qui n’est pas très stable, c’est grand. A ce moment là, j’entends la porte de la buanderie qui s’ouvre et le fils de ma maîtresse qui entre. C’est un garçon assez distrait en général, mais que fait-il il m’envoie une paquet de linge sur le dos et horreur il ferme la porte. Au secours, je ne veux pas rester coincé là-dedans moi. La machine se met en route et la roue à l’intérieur se met à tourner de plus en plus vite, de l’eau m’arrive sur la figure, je miaule, griffe le hublot, je panique, je vais mourir à cause de ce distrait qui ne m’a pas vu à l’intérieur. Je suis complètement trempé et étourdi. Je crois que je vais m’évanouir ! Heureusement, j’entends le bruit de la machine qui s’arrête, et la porte du hublot qui s’ouvre, ma maîtresse ahurie et effarée m’appelle « Petrus, Petrus mais que fais tu là-dedans ? » Je n’ai pas envie de lui expliquer, je saute hors de la machine à toute allure, lui passe dans les jambes sort comme une furie dehors. Il pleut mais au point où j’en suis cela n’a aucune espèce d’importance. La porte de la maison est ouverte, je cours m’y réfugier, ma maîtresse sur les talons. Mon maître arrive à me coincer et me sèche vigoureusement avec une grande serviette, et j’ai le droit bien entendu à l’appareil qui miaule comme un chat et crache du feu comme un dragon. Après une discussion houleuse avec son fils, ma maîtresse comprend que c’est lui qui m’a enfermé dans la machine à laver. C’est un miracle dit elle qu’elle avait besoin de prendre la panière de linge propre dans la buanderie et qu’elle m’a vu tourner et hurler dans la machine à laver sinon je crois que je serais mort. Pour aujourd’hui j’ai ma dose, de linge qui sent bon la lavande, de l’eau, et des machines |
ET DE DEUX
Ce matin, j’ai vu arrivé mon maître avec des drôles d’objets. C’était carré, jaune et cela sentait bon, comme les prés. Il a dit à ma maîtresse que c’étaient des ballots de paille pour faire du compost pour le jardin et l’a entreposé dans la remise. Deux jolis monceaux de ballots de paille s’entassent les uns sur les autres. Je suis curieux de nature et je veux aller voir ce que c’est de la paille. J’ai réussi à force de ruse et de discrétion à ma faufiler dans la remise car depuis mes péripéties avec le vin, mon maître me surveille de près. Toutefois il n’est pas assez vigilant et j’arrive à me faufiler derrière lui. La porte se referme et je vois devant moi, le tas de paille. Ma déception est grande car les ballots sont ficelés et je ne peux pas sentir la douceur de la paille. Je n’ai pas vu que derrière moi, c’était faufilé également Volga, toute aussi curieuse que moi. Elle aussi s’approche des ballots, renifle, gratte avec sa patte et s’attaque sauvagement aux ballots de paille qui au bout d’un moment volent en éclats. Ah, c’est aussi drôle que les plumes de l’édredon, la paille, en plus cela sent bon et je suis heureux de me rouler dedans. Volga me poursuit et la paille vole partout tombe comme des flocons d’or dans toute la remise qui bientôt est constellée de morceaux de paille dorée. Notre agitation est telle que nous ébranlons un peu les étagères sur lesquelles sont rangées les précieuses bouteilles de vin de mon maître et dans un fracas épouvantable, elles s’écroulent, m’aspergeant de leur liquide violet et de leur odeur épouvantable. Non seulement je suis couvert de vin complètement trempé jusqu’aux os mais la paille s’est collée à mes poils et je ressemble à un épouvantail à moineaux. Le bruit a alerté mon maître qui entre en trombe dans la remise et la surprise est telle qu’il n’arrive même pas à articuler un son. Il reste interdit au milieu de la remise, les mains sur la tête. Volga en profite pour se jeter dans ses jambes et s’échapper au dehors. Je fais de même sans y parvenir parce que mon maître m’a attrapé à la manière d’un ballon de rugby et m’a plaqué au sol. Je hurle de douleur mais il n’en a cure, il me secoue violemment en me traitant de chat dégénéré et m’emmène voir ma maîtresse. Ma maîtresse pousse des cris d’horreur en me voyant car j’ai constellé sa cuisine de tâches violettes et de paille. Je crois pourtant qu’à ma vue elle est encore plus horrifiée. Elle est vraiment très en colère et sans ménagement me mène dans la baignoire où elle me douche, il y a tellement de paille dans mes poils qu’elle en a bouché l’évacuation de celle-ci. Elle du me peigner soigneusement pendant très longtemps avec un peigne (je ne sais pas si je déteste le plus le peigne ou bien le truc qui crache comme un chat et brûle comme un dragon) mais là j’ai eu le droit aux deux, mes protestations et mes velléités de griffer n’y ont rien fait, sinon de prendre une claque sur les fesses. Mon maître a mis des heures à nettoyer la remise et se débarrasser des morceaux de verre et de la paille. Volga a disparu au fond du jardin car elle a eu très peur de se faire punir. Ma maîtresse m’a dit que je serais privé de Noël et que j’ai intérêt à rester sage d’ici là si je ne veux pas terminer à la SPA ; Mon maître a dit qu’il finirait sur la paille avec moi ! |
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J’ai vu arrivé ce matin, dans la cour, un gros camion jaune. Un monsieur, coiffé d’une casquette, en est sorti et a agité la cloche de la maison. Mon maître est arrivé, très excité. Il a déchargé des caisses, puis les a rangé dans la remise qui lui sert de cave. J’entendais des bruits de verre et le maître sifflotant de plaisir. D’humeur joyeuse, il m’a gratifié d’une caresse et d’un : - Bonjour Petrus, tu vas bien ?. Bizarre ! Qu’a-t-il pu ainsi ranger dans la cave ? Puis il est allé dans la cuisine et a dit à ma maîtresse : - Ça y est, tout est livré. Je les ai rangé soigneusement dans les casiers. Il faut attendre que cela repose. - Ah, c’est bien ! a répondu ma maîtresse, j’espère que nous ne serons pas déçus. Il y a trop de mystère autour de cela. Je décide d’aller voir ce que contenaient ces caisses. Je profite d’un instant de distraction de mon maître pour me faufiler derrière lui et pénétrer dans la remise. A première vue, je ne vois rien d’extraordinaire ou d’anormal. Puis, tout à coup, levant les yeux je vois, empilée sur une étagère, une collection de bouteilles qui n’était pas là auparavant. Je ne comprends pas pourquoi tant d’agitation et de manifestation de bonheur pour une vingtaine de bouteilles. Les bouteilles sont foncées, ce n’est donc pas de l’eau, c’est certain. Je saute sur les bouteilles afin d’en renifler l’odeur. Cela ne sent rien du tout et le verre est froid. J’entends des bruits de pas qui approchent. Je choisis de me cacher mais, dans ma précipitation, je dérape, une bouteille bascule, tombe au sol alors que j’étais déjà redescendu et m’éclabousse entièrement en se brisant. Ah ! Du vin, c’est du vin ! Je sens une affreuse odeur et je suis devenu violet. Mon maître a ouvert la porte et hurle : - Mais il est incroyable ce chat ! Il m’a cassé deux bouteilles de vin de Bourgogne destinées aux fêtes de Noël … si je l’attrape, j’en fais du saucisson et je l’envoie aux Chinois. Petruuusss… ! Je cours me cacher dans un coin car j’ai peur qu’il ne m’attrape par la queue, ainsi qu’il sait si bien le faire et je ne veux pas finir en pâté pour les Chinois. J’ai trouvé un coin tranquille pour lécher mon pelage. Ce n’est vraiment pas bon le vin, dire que les humains aiment cela ! J’ai passé un long moment à faire ma toilette pour me débarrasser des taches violettes qui clairsemaient mon corps. Je me sens un peu bizarre. Le calme est revenu dans la maison, je dois pouvoir rentrer sans que l’on me voit et aller dormir dans mon « couche couche » car, tout à coup, j’ai vraiment sommeil. J’ai presque atteint mon « couche couche » quand j’entends ma maîtresse rire et me dire : - Mais enfin, Petrus, tu as vu comment tu avances ? Tu marches tout de travers. On dirait que tu es saoul ! Mais tu sens le vin ! Tu as bu du vin, ce n’est pas possible…. Je me suis retrouvé dans la baignoire pour être lavé. Ma maîtresse est descendue et a dit à mon maître : - Ne le gronde pas, tu vois bien que Petrus a mis de l’eau dans son vin ! Très drôle ! C’était bien la peine que je passe des heures à faire ma toilette. ! |
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Depuis une nuit ou deux, je ne dors pas très bien. Il y a dehors un chat bizarre qui rôde, un chat noir et gris avec de grands yeux verts. Il est très maigre et miaule toute la nuit. Volga voudrait bien le croquer et Uranie aboie comme une folle après lui. Je n’aime pas que l’on vienne sur mon territoire, mais celui-là me fait pitié, il n’a pas l’air méchant du tout. Ma maîtresse a essayé de l’approcher mais, dès qu’il la voit, il se sauve. Aussi, pour un peu l’amadouer, elle a déposé une gamelle avec des croquettes. Elle a enfermé les chiens. Le chat, méfiant, regarde d’une manière craintive dans toutes les directions, prêt à fuir au moindre bruit. La faim doit lui tenailler les entrailles car il est très près de la maison. Il avance l’une de ses pattes contre la gamelle afin d’en faire sortir une croquette. Il hume puis, d’un seul coup, se jette sur la nourriture et mange goulûment tout le contenu. La nuit, pourtant, il recommence à miauler, ce qui ne ravit pas mes maîtres qui crient après lui. Volga, toujours à l’affût des courses poursuites, le guette et espère bien le faire grimper à l’arbre. Ma maîtresse continue de lui mettre une gamelle et le chat, de jour en jour, devient de plus en plus confiant. Elle est sortie, a essayé de le caresser, il a reculé et s’est enfui. Ce matin, jour de marché, ma maîtresse laisse la fenêtre entr’ouverte, ce qui me permet de faire un petit tour dans le jardin. Le chat noir et gris est là et me regarde apeuré, prêt à fuir. Je vais au devant de lui, il couche ses oreilles, fait le dos rond et crache afin de me montrer qu’il est prêt à se battre si je m’approche encore. Je ne suis pas un chat méchant. Il me fait pitié et, bien que ma maîtresse le nourrisse depuis une semaine, il n’a pas engraissé. Je monte sur la table du jardin et l’observe un moment. Je tente un « salut, tu vas bien ? » Il me répond par un grognement significatif de guerre. Le lendemain, je recommence mon manège. Après mon essai de politesse, il daigne me répondre par « salut, je m’appelle « mistigri ». Pas très original comme nom, me dis-je, mais enfin tout le monde ne peut pas avoir des maîtres tels que les miens, aimant le bon vin ! Tous les jours, durant une semaine, j’ai échangé des banalités avec Mistigri. Il était né dans une petite maison blanche aux volets bleus, mais il s’était perdu et ne savait plus comment retrouver sa maison. Il regrettait son « couche couche », les caresses de sa maîtresse, ses croquettes enfin tout ce qui fait qu’on est un chat heureux et choyé. Je l’invitais à entrer dans la maison « viens tu verras, c’est confortable et les chiennes ne sont pas méchantes, elles aiment jouer, courir un peu après toi, mais ce n’est qu’un jeu … ». Mistigri curieux se décide à mettre une patte dans la maison, ma maîtresse le voit et laisse faire. Il va à la cuisine, inspecte le salon, se cache sous un meuble à l’arrivée de Volga et d’Uranie et se met à cracher et à siffler pour leur faire peur. Volga, heureuse de trouver un nouveau compagnon aboie, ainsi qu’Uranie. Mon maître dit « Ah ben voilà ! il ne nous manquait plus que cela, un nouveau compagnon à quatre pattes. Comme si nous n’en avions pas assez, surtout que Petrus compte pour deux ! ». Ma maîtresse met Volga dehors afin de ne pas trop effrayer notre nouvel ami. Uranie n’est pas très courageuse et fait un détour quand elle croise le chat. Le soir arrive et Mistigri s’est octroyé mon « couche couche ». Il est sans gêne, tout de même ! Toutefois, je n’ai pas le courage de le chasser, le pauvre, il y a tellement longtemps qu’il n’a pu dormir dans un vrai lit…. Aussi, après avoir tourné un moment dans la maison afin de trouver un endroit où dormir, (je me souviens, il ne faut pas que j’aille dans les placards, ni dans les lits, ni sur le canapé, ni dans la couche couche d’Uranie ni dans celle de Volga….), je trouve l’objet de mes désirs : une bassine, une jolie bassine bleue, en plastique. Je saute dehors, je me mets en boule et dors comme un bienheureux même si, au fond de celle-ci, il reste un peu d’eau. Que ne ferait-on pas pour les amis ! |
Aujourd’hui je me prépare pour un grand voyage : la maman de ma maîtresse habite en Corse et je suis du voyage.Aujourd’hui je me prépare pour un grand voyage : la maman de ma maîtresse habite en Corse et je suis du voyage. Je ne suis jamais allé en Corse. Il paraît que c’est très joli. Nous allons partir en avion. C’est la première fois que je vais traverser la mer et j’ai un peu peur, mais je suis tout excité par cette idée. Ce qui me plaît moins, c’est d’être obligé de rester dans ma cage en plastique. Je la déteste celle-là ! J’’aime la liberté…. Le matin, dans le couloir, de nombreuses valises sont entassées. Le maître ronchonne, disant « qu’on a pas besoin de tout ça, une brosse à dents et deux pull auraient très bien fait l’affaire », mais ma maîtresse tient bon et nous voici partis, les valises et moi dans ma boîte. L’aéroport de Lyon est bruyant, il y a plein de monde et je suis très content d’être enfermé dans ma boîte. Ah ! Pourquoi me sépare-t-on de ma maîtresse ? Un monsieur habillé en bleu saisit la cage et la dépose avec les valises. Je veux rester avec ma maîtresse, au secours !! Personne n’entend mes miaulements désespérés et je me retrouve avec des chiens qui me montrent les dents, des chats qui miaulent aussi fort que moi. Un bruit énorme, d’un seul coup, empli l’espace et j’ai vraiment très peur. C’est quoi ? Un dragon, un chat en colère, un troupeau d’éléphants ? J’ai un peu mal au cœur. Le voyage n’a pas duré très longtemps et je suis très, très heureux de retrouver ma maîtresse qui me fait plein de câlins et de bisous. Cette fois-ci nous partons en voiture, car sa maman habite dans la montagne, juste au-dessus d’Ajaccio. J’en ai un peu assez de ce voyage, c’est long, j’ai faim, envie de faire mes besoins…. j’en ai vraiment assez d’être dans cette boîte infâme ! Nous voici arrivés devant une maison typiquement corse, en pierre et en hauteur. La maman de ma maîtresse nous accueille avec un grand sourire, des bisous. J’ai le droit à « ah, mon Petrus, comme tu es beau, gentil » et plein de caresses. Il fait chaud et l’on me permet d’aller sur une terrasse surplombant le jardin, où je peux boire, manger et observer les oiseaux dans le jardin. Il fait soleil, je m’allonge et m’endors. J’entends ma maîtresse dire « Tiens, Petrus prend les habitudes corses, il fait déjà la sieste ! » Je voudrais bien la voir, elle, enfermée dans une boite en plastique. Tout à coup, un chat affreux, pelé et borgne arrive à côté de moi et me dit : - Eh l’étrrrranger, que fais tu sur mon terrrritoirrre ? » - Ton territoire ? Mais je suis chez moi, enfin chez la maman de ma maîtresse. - Ah bon, et tu te crois tout permis parce que tu es chez la maman de ta maîtresse ? Mais ici, c’est chez moi. Tu vois, tout le périmètre qui va de cette maison au bout de la fontaine là-bas, c’est mon domaine. Je suis le chef, on m’appelle « le bandit calabrais », dit il avec son drôle d’accent qui roule les « r » et traîne les fins de phrases. - Oui et alors ? Je ne vais pas l’emporter avec moi, TON TERRITOIRE, je suis là en vacances. - Tu es en vacances ? Tu viens de quel coin ? » - Je viens de l’Isère, c’est un joli pays. - Dans ce cas, l’hospitalité corse est sacrée. Viens, je vais te faire visiter mon quartier. Je me lève à regret et suis ce chat bizarre, tout tordu, qui a un miaulement rauque et une démarche chaloupée. Je descends une rue très pentue et me retrouve dans un coin où il y a plein de poubelles. Le « bandit calabrais » retourne l’une d’elle et commence à fouiller dedans. - Tu fais les poubelles ? - Il faut bien que je mange ! - Ah, on ne te donne pas des croquettes ? - Des croquettes ? Tu te moques, je suis libre moi, je n’ai pas de maître ! - Moi, j’aime bien les croquettes, ma « couche couche » et les caresses. Les poubelles me m’attirent pas plus que cela ! Mais, afin de ne pas vexer mon hôte, je hasarde mon museau pour manger mais recule devant l’odeur…Non, décidément, je ne peux pas. Une chatte rousse et blanche arrive, superbe, majestueuse et me regarde intensément. J’ai le poil qui frémit. Je m’approche en lui faisant un compliment. Le « bandit calabrais » saute sur moi, me mord et griffe ! Surpris, je me défends, je suis tout de même costaud ! J’arrive à me dégager et m’enfuit à toutes pattes vers la maison de ma maîtresse qui me reçoit fraîchement. - Petrus ! tu commences déjà tes bêtises, à peine arrivé ! Regarde-toi, il te manque une partie de tes poils. Mais tu es blessé !!! Elle me prend dans ses bras et m’emmène dans la salle de bain où elle me met un liquide qui pique. Je crie un peu. Je me réinstalle sur la terrasse et vois, de nouveau, arriver « le bandit calabrais ». Je me lève, prêt encore à me battre et lui demande pourquoi il m’a sauté dessus. - Ici, me dit le « bandit calabrais », on ne regarde pas les chattes ainsi. De plus, c’est ma compagne. A ce moment, je vois la maman de ma maîtresse prendre le tuyau d’arrosage et asperger le chat qui part en courant - Ah mais, dit elle, il ne va pas venir faire la loi chez moi, celui-là ! - Bravo Mamie, et merci !! |
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J’ai vu arrivé ce matin dans la cour, un énorme camion orange qui a déversé sur le parking un monticule de terre végétale.
J’ai vu arrivé ce matin dans la cour, un énorme camion orange qui a déversé sur le parking un monticule de terre végétale. Je suis intrigué. Toute cette terre, pour quoi faire ? Mon maître est allé chercher sa brouette et a commencé à pelleter pour répandre la terre devant la maison. Il dit à ma maîtresse, qu’au printemps, il va créer de jolis massifs de fleurs. Cette terre sent bon l’humus, et j’adore la terre meuble.. La fenêtre du salon étant entrebâillée, j’en profite pour sauter à l’extérieur et aller examiner de plus près ce gros tas de terre. Volga et Uranie m’ont rejoint. Je commence de gratter la terre qui vole un peu partout. Volga, qui adore faire des trous, m’imite, et Uranie se retrouve, tout à coup, couverte de terre de la tête à la queue. Elle aboie furieusement et court après moi. Nous trouvons ce jeu très amusant. Je retourne sur le tas de terre et le gratte à nouveau, frénétiquement. Une légère pluie s’est mise à tomber, rendant la terre un peu collante, ce qui ne nous freine nullement dans notre activité. Tout un côté du monticule de terre s’est affaissé et répandu mollement, couvrant deux ou trois mètres de bitume du sol du parking. Tout ceci est bien fatiguant ! Je retourne vers la fenêtre du salon et saute dans le salon. Mes maîtres sont partis au marché, aussi j’en profite pour m’installer sur le canapé et m’allonger de tout mon long. Volga, qui sait comment pousser les portes avec ses pattes, a réussi à ouvrir la porte d’entrée puis est venue se coucher au milieu du salon sur le tapis, près de la cheminée. Uranie, elle, s’est mise à côté de moi sur le canapé. Tout le monde s’endort d’un sommeil juste et mérité. J’entends la voiture de mon maître arriver. Je descends vite du canapé, car je sais que je ne n’ai pas le droit d’y monter, et je vais sur mon tabouret favori. Uranie fait de même et se couche dans son panier. Seule Volga va au devant des maîtres pour les accueillir. Mon maître est devant le tas de terre, l’air dubitatif, se demandant comment tout un pan de terre s’est retrouvé au milieu du parking. Il hoche la tête d’un manière entendue et dit à Volga : - C’est toi qui a fait ça Volga, mais … Il n’a pas le temps de terminer sa phrase, car il entend ma maîtresse hurler : - Yves, viens voir, ce n’est pas possible ! Mais viens voir ! Le maître arrive en courant et découvre notre travail : le sol du salon est couvert des traces de pattes d’Uranie, de Volga et de moi-même, ainsi que le tapis chinois qui est devenu couleur de suie….quant au canapé, il est passé du jaune au gris sombre, constellé de marbrures marron. Le couloir n’est guère plus reluisant. Le pire, c’est Uranie qui ressemble à un caniche noir ! Elle se secoue, se frotte le long du canapé lequel, sous son passage, devient de plus en plus sombre…. Ma maîtresse ne sait plus par quel bout commencer. Uranie et moi-même sommes douchés avec, en plus, une bonne fessée. Volga s’est retrouvée dehors pour la journée. Ma maîtresse a passé l’aspirateur et la serpillière durant une bonne partie de l’après-midi. Quant à mon maître, il a repris sa pelle et sa brouette pour réparer nos dégâts. Il paraît que, si nous continuons à faire des bêtises, nos maîtres vont construire une cabane et nous enfermer dedans… |
- Ben mon Petrus, qu’est- ce- que tu fais là ? On te chercher partout depuis deux jours ! Ce matin, j’ai décidé d’aller faire un grand tour. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, je suis d’humeur champêtre. Comme à l’accoutumé, je prends la poudre d’escampette lors de la sortie matinale de Volga. Le maître a beau crier: - Petrus, reviens ici ! Peine perdue, je suis déjà loin….. Dans la maison située en contre-bas, j’ai repéré une superbe chatte noire et blanche. Nouvellement arrivée dans le quartier, une visite de politesse s’impose. La chatte en question se repose sur un banc de pierre du jardin, se lèchant méthodiquement. Je me gratte le fond de la gorge et hasarde un : - Bonjour ! La chatte relève la tête, me regarde de la tête à la queue, puis me salue. - Bonjour ! Je m’appelle Minette, et toi ? - Petrus, je m’appelle Petrus. J'habite la maison qui surplombe la tienne. Minette se lève et m’invite à venir me reposer dans la cave où on accède par la porte du garage. Je la suis. Dans la cave, il y a des bouteilles de vin, des pommes de terre, des vieilles valises et tout un bric-à-brac. Une partie du mur du fond s’est écroulée, des pierres y sont amoncelées. La maison a été construite sur des rochers. Minette me dit qu’elle vient de la région parisienne où elle n’avait ni jardin ni copain, et qu’elle est heureuse d’être venue dans la région. Après avoir échangé nos impressions, elle sort, me disant « je reviens ». A ce moment la porte du garage se ferme violemment et je me retrouve tout seul dans le noir, sans pouvoir sortir. Je me dis que ce n’est pas grave, que Minette va revenir. Je n’ai qu’à m’installer sur une valise et attendre. Les heures passent et pas de Minette, pas de bruit. Je commence à en avoir assez. J’ai faim, j’ai soif. Je miaule, mais aucun écho à mes miaulements qui deviennent désespérés. Je vais vers les pierres éboulées, mais l’une d’elle tombe et je reste coincé. Cette fois-ci, c’est la panique ! Je me mets à hurler des miaulements à fendre l’âme. Rien, je n’entends rien, pas un bruit, même pas une souris pour me distraire. J’ai très peur tout à coup. Je ne vais tout de même pas finir ma vie dans ce trou, coincé entre deux pierres, sous un éboulis de sable et de rochers ! J’ai passé toute la nuit ainsi. Brusquement, je vois arriver une femme qui rampe et qui m’appelle « Petrus, Petrus, tu es ici ? » Je miaule, mais je suis terrorisé et mon premier réflexe est d’essayer de fuir, ce qui fait s'écrouler encore un peu plus le sable. Mon sauveteur arrive à ma portée,. Je la reconnais, c’est Chantal, la nounou de la maison, échevelée, couverte de poussières et toute rouge. - Ben mon Petrus, qu’est- ce- que tu fais là ? On te chercher partout depuis deux jours ! Deux jours ! Je suis resté deux jours ! Cela ne m’étonne pas que mon estomac crie famine ! Elle arrive à me dégager et me prend dans ses bras. La sortie est folklorique parce que ma maîtresse est furieuse après la voisine. - Comment ! Vous avez entendu mon chat miauler toute la nuit, puisque vous dites que vous n’avez pas pu dormir, j’ai mis des affiches dans tout le quartier pour le retrouver et il a fallu que je me fâche pour que Chantal puisse aller dans votre cave dont vous interdisiez l'entrée sous le prétexte que votre mari n’était pas là ! Et en plus, vous n’êtes pas contente !! - Ah, mais je n’ai pas que cela à faire ! répond la voisine excédée. - Eh bien, s'il était arrivé quelque chose à Petrus, j’aurais porté plainte, rétorque ma maîtresse. C’est quand même agréable de se sentir aimé.... Chantal n’a pas attendu la fin de l’altercation. Elle est rentrée avec moi dans la maison, en me disant plein de mots d’amour. J’avais, dans les poils, du sable qui me démangeait. Elle m’a brossé, lavé (hélas, quoi que je fasse, c’est une fatalité, il faut que l’humain me lave !). J’ai eu très, très peur. Je n’irai plus voir Minette car je crains que sa maîtresse ne me reçoive à coups de balai. Dommage, elle avait l’air sympathique, Minette ! |