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Galinette

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Les langues glacières se multiplient. Elles se forment sous la pression de la calotte glacière au-delà des neiges éternelles vers le bas.

La langue glacière de Jökulsarlon en est une. Jusqu’au début du 20ème siècle, cette langue atteignait la mer. C’est à partir des années 20 qu’elle a commencé à fondre et actuellement elle est très loin de la mer. Elle a formé un lac et dans ce lac se déversent des icebergs.

La glace qui se brise n’est pas due au réchauffement mais à l’action de la mer.

C’est un spectacle magnifique, unique en Islande et même en Europe. Le seul endroit où l’on pourrait voir des choses de cette taille, c’est au Groenland.

Quelques généralités sur le glacier VATNAJÖKULL

C’est le plus grand glacier d’Europe. Il est plus grand que tous les glaciers d’Europe réunis y compris tous les autres glaciers d’Islande. Il fait 8350 km2 c'est-à-dire la superficie de la Corse.

En dessous du glacier Vatnajökull, on a déjà cartographié le relief. Les montagnes ont en moyenne une altitude de 600 mètres, ce qui est nettement inférieur à la limite des neiges éternelles dans cette région du Sud de l’île de l’Islande, qui est de loin la région la plus douce sur le plan climatique.

Cela veut dire que si le glacier disparaissait, il n’y aurait plus jamais de glacier dans cette région, en tout cas dans les conditions climatiques actuelles.

L’épaisseur moyenne de la calotte glaciaire est de 650 mètres et peut atteindre à certains endroits 1 km. Elle a été mesurée par des glaciologues français à la fin des années 50.

L’apport de neige fraiche peut varier très fort selon les années. Après certains hivers, il peut y en avoir 16 mètres.

Il y a plus de glaciers dans le sud que dans le Nord de l’Islande.

Cela est du aux vents dominants du sud, sud-est qui amènent des précipitations très violentes en général.

Sur la côte cela apporte de la pluie et sur les glaciers de la neige. Les vents du Nord sont eux beaucoup moins chargés d’humidité.

Comme tous les glaciers, il passe par des périodes où il grossit et grandit et d’autres où il diminue.

Si on prend pour exemple le 20ème siècle : Le début du 20ème voit son apogée et sa superficie est plus grande qu’à l’époque de la colonisation.

Puis, 1920-1930 est une période radoucissement qui s’est prolongée jusque dans les années 60. C’est à ce moment là que la langue glacière  Jökulsarlon a commencé à battre en retraite.

A cette époque des années 60, la banquise est venue régulièrement entourer les côtes de l’Islande, ce qui correspond à une nouvelle période froide pour l’Islande qui s’est prolongée jusque dans les années 90.

A la fin des années 90, les glaciers avaient presque repris leur taille du début du 20ème siècle. Mais cela dépend d’un endroit à un autre.

Depuis 2000, quelques hivers sont extrêmement doux, suivis par des étés tempérés, ce qui active de nouveau la fonte des glaciers.

Ces trois dernières années la situation est plutôt stable. La fonte des glaciers en Islande est peut-être plus compliquée que ce que l’on peut imaginer lorsque l’on lit toute la littérature sur le réchauffement de la planète.

Il faut savoir que les glaciers sont un peu comme la mer. Ils ne réagissent pas aux changements climatiques aussi directement que les continents. La mer ne suit pas tout à fait le rythme des saisons (elle est plus froide en été et plus chaude en hiver) ; les glaciers c’est un peu la même chose.

La fonte actuelle des glaciers est peut-être la répercussion d’un changement climatique antérieur.

LA LANGUE GLACIERE JÖKULSARLON (le lagon aux icebergs)

JÖKULSARLON = LE LAGON DU GLACIER

Cette langue glacière particulièrement fond plus vite que les autres et cela reste en grande partie une énigme. C’est celle qui fond la plus vite en Europe.

Une explication est que l’on sait que la fonte des glaciers dépend avant tout de la vitesse dont la langue se propage vers le bas. Si la langue est stoppée par un obstacle naturel (ex : de la roche ou un morceau de socle), elle va ralentir sa course voire la stopper. Lorsque l’obstacle cède, elle se remet en marche à une vitesse nettement supérieure à celle d’avant. C’est peut-être ce qui arrive à celle de Jökulsarlon.

Comment se forment les icebergs ?

La mer maintenant passe en dessous de la langue glacière et les remous de la mer provoqués par le flux   en cassent des morceaux qui tombent. Certains restent complètement accrochés au fond du lac. D’autres moins grands se mettent à flotter et petit à petit se déversent dans la mer.

Chaque année 200 mètres de glace sont cassées. Le glacier diminue à cet endroit et le lagon augmente. L’apport d’eau salée venant de la mer fait fondre la glace, c’est une des explications.

En dessous de la langue glacière de Jökulsarlon, le paysage a été cartographié et on sait déjà qu’elle cache le fjord le plus profond d’Islande. Il est encore complètement bloqué sous la glace.

En 2009 en particulier, il y a une accélération de la fonte de la langue glacière et il y a plus de glace qui se casse dans le lagon. La glace est en mouvement perpétuel.

Un iceberg est à 10% visible et à 90% sous l’eau, ce qui peut donner une idée de la taille des icebergs que nous voyons flotter.

Toutes les glaces qui tombent du glacier approfondissent le lagon qui est en fait devenu de ce fait le lac le plus profond d’Islande (280 mètres) près de la langue glacière. A cet endroit là, c’est encore plus profond que le lac d’Askja.

La température moyenne de l’eau est à 3-4 degrés ; c’est un mélange d’eau salée et d’eau douce qui se réchauffe uniquement un peu au début de l’été. En hiver la température atteint -5 degrés, mais à cause du sel qui vient de la mer, le lagon est rarement gelé.

Il y a une vie dans le lagon : des harengs, des truites et une soixantaine de phoques.

 








La couleur noire que l’on voit sur les morceaux de glace est tout à fait naturelle. C’est de la cendre volcanique issue des éruptions sous-glacières.

La couleur bleue, c’est celle que l’on voit quand le morceau de glace vient de se retourner. La partie qui était dans l’eau vient en surface et prend cette couleur bleue turquoise car l’eau était beaucoup plus compressée et oxygènée.

 

Tous les morceaux de glace que l’on voit ont au moins 1000 ans d’âge. Cette glace fond dix fois moins vite que la glace ordinaire







La glace  redevient blanche à l’air libre, car l’oxygène s’en va.
Ici on la voit flotter vers la mer.
















imprimer    23/08/2009

ISLANDE - ILE PAPEY

Une histoire de famille vraie racontée par François

Histoire de famille au début du 20ème siècle sur l’Ile Papey.

 

Un fermier a décidé de vivre dans la nature avec sa femme sur l’île Papey.

Il y est resté 40 ans.

Il a eu dix enfants avec la même femme.

Celle-ci est morte. Il s’est remarié avec une autre femme avec laquelle il a eu quatre autres enfants.

Quatorze enfants sont donc nés sur cette île.

 

Ils restaient sur l’île toute l’année et  n’allaient chercher que trois ou quatre fois sur la côte Est ce qui était vraiment nécessaire et un peu de bétail.

Ils se nourrissaient de la nature, mangeaient les œufs et la chair des macareux moine.

 

Imaginez quatorze enfants ! Il doit y avoir maintenant des centaines de descendants.








Des lupins. Plante qui recouvre désormais une partie de l'Islande. Les graines ont été jetées d'un avion volontairement.




Curiosité. Ce fossile de morceau d'arbre, qui selon les spécialistes avait 6 mètres de diamètre. C'est le témoin que l'île dans le passé a connu différentes époques climatiques, dont une beaucoup plus douce que celle que l'on connait aujourd'hui. La végétation y était plus luxurieuse et variée.


L'emblème de l'île : le macareux moine. Nous ne verrons que celui du musée. Il y en a surtout parait-il dans les fjords du Nord Ouest.


Autre bestiole bien connue en Islande : l'oie !



imprimer    20/08/2009

BOUTIQUE LIVRES

Entre deux reportages de mes journées en Islande, je continue à trier mes livres. 

Peut-être cherchez-vous un livre d'occasion en très bon état voire comme neuf ?
J'en ai plus de 80 dans ma boutique.
Beaucoup concernent les sciences de l'éducation, mon domaine.
Je revends également des "rouge et or dauphine" en triple et des anciens GEO.
Bonne visite !


>> http://

Dimanche 2 Août 2009

 

Nous refaisons les sacs et quittons le refuge de DREKAGIL par une autre piste.

Le 4X4 est toujours obligatoire pour affronter la piste.

Nous retrouvons les champs de pierre ponce, ce qui donne une idée de l’impact de l’éruption de VITI.

 

Puis nous traversons le pont d’une rivière où nous nous arrêtons quelques minutes pour l’observer.

La photo est en couleur, mais on la croirait vraiment en noir et blanc. Ici la rivière est extrêmement puissante. Son lit et ses abords sont faits d’obsidienne, cette roche noire vitrifiée que l’on a déjà rencontrée. On peut voir de magnifiques orgues basaltiques.

Quand il y a une activité volcanique sous le glacier de VATNAJÖKULL, cela influence son débit. C’est une façon indirecte de savoir s’il y a une éruption.

 

Ensuite, on fait un tout petit détour pour aller voir le hameau de MÖDRUDALUR qui a une ferme la plus élevée en altitude de l’île (environ 460 mètres) et aussi la plus éloignée de la côte.

Rappelons que cette région était beaucoup plus colonisée jusqu’à l’époque de l’éruption de ASKJA en 1875.

Ce hameau présente une ferme, des maisons reconstituées avec un toit en gazon (un restaurant), une église. Il fait ici très, très froid en hiver (jusqu’à -25 à -30°).

 

Puis on récupère la nationale et on file vers l’Est. On restera sur cette nationale jusqu’à mardi soir 4 Août maintenant.

Dès que nous sommes sur la nationale, les paysages vont ressembler à ce que l’on a déjà vu dans le Nord de l’île. Nous sommes sortis du  GRABEN médian de la région centrale et jeune de l’Islande. Mais le basalte tertiaire paraît encore ici plus érodé.

 

L’Est est la région des fjords très découpés et profonds, un peu semblables aux paysages du Nord Ouest qui ne font pas partie du programme.

 

Autre particularité : il existe dans l’Est des colonies de rennes dans certaines zones. Ce n’est pas un animal d’origine. Il a été importé par les danois au 18ème siècle.

 

Autre chose encore…Se trouvent dans l’Est plusieurs ports importants notamment celui de SEYDISFJÖRDUR.

C’est là qu’arrive le bateau que l’on peut prendre à partir du Danemark ou de l’Ecosse, si on veut se rendre en Islande avec sa propre voiture. Dans ce cas on commence le voyage à partir de là.

 

L’usine d’aluminium

Ce soir nous dormirons dans une guesthouse  dans le fjord REYDARFJÖRDUR en dessous de celui que je viens de citer.

A cet endroit la compagnie américaine ALCOA a construit une usine d’aluminium à quelques kilomètres. Pour se faire, les Islandais ont construit le barrage hydroélectrique de KARAHNJUKAR, certes exploit technologique mais qui a causé des dommages écologiques importants.

C’est un peu le problème éternel de l’Islande : comment diversifier son économie ! Le grand projet de l’époque  des années 1980 c’était de développer l’industrie de l’aluminium...il fallait alors trouver une énergie et on ne pouvait le faire qu’en construisant un barrage au Nord Est du volcan VATNAJÖKULL.

Actuellement les cours sont très volatiles et sensibles aux fluctuations de la conjoncture mondiale.

Un autre projet  est en cours néanmoins, bien que décrié et retardé, au Nord de l’Islande près du port d’HUSAVIK.

 

Géologie

 

Nous faisons la pause du midi à la petite ville d’EGILSSTADIR. Eloignée des côtes mais en connexion avec la mer, puis gagnons REYDARFJÖRDUR par la vallée FAGRIDALUR qui communique avec plusieurs fjords.

Les paysages que nous découvrons présentent d’anciennes orgues basaltiques très érodées et en partie recouvertes par la mousse. On observe ici  des montagnes faites de  plus de  couches sédimentaires entre les couches basaltiques que dans d’autres régions de l’Islande.

Ce qu’on voit maintenant ici très bien, c’est l’inclinaison de toutes les montagnes. Les montagnes de l’Est ou de l’Ouest de l’Islande s’inclinent vers le centre de l’île à environ 8 degrés. C’est un phénomène du à l’affaissement de sa région centrale.

 

En fin d’après-midi, quand nous serons bien installés dans la guesthouse, nous irons faire une petite balade à pied dans les environs avant le repas.

 

Que dire encore sur REYDARFJÖRDUR ?


En surplomb du village, existent en haut de la colline des hangars tout rouges qui en fait servaient d’hôpital aux soldats américains, canadiens et norvégiens en temps de guerre. Le village voyait alors passer beaucoup de monde.








On voit bien  sur cette photo l'inclinaison des montagnes à 8°


La guesthouse très confortable après nos deux nuits au refuge de montagne






REMARQUE

En Islande, il existe très peu de forêt originelle et même très peu de forêt tout court  (moins de 2% du territoire) !
Ce que vous voyez là sont des sapins plantés. Notre guide les appelle "les sapins de noël "!
Ce sont les colons qui, à l'époque, ont largement contribué à la déforestation en utilisant le bois pour les habitations et les bateaux. Mais ce fut aussi l'oeuvre complémentaire des moutons et des éruptions volcaniques.







L'église protestante (comme partout dans le pays) du hameau de MÖDRUDALUR





Nous avons quitté le lac MYVATN pour ASKJA










LA MONTAGNE HERDUBREID : UN VOLCAN PLATEAU QUE L'ON DISTINGUE BIEN DE LA CALDEIRA D'ASKJA

 

C’est un exemple classique de ce que l’on appelle un volcan plateau et sa photo est présente dans bon nombres de livres de géographie.

 

Principe d’un volcan  plateau

 

Ce volcan est constitué en partant du bas de pentes assez escarpées et puis juste au dessus d’une gosse ceinture en rocher presque horizontale et au dessus d’un cône aplati.

 

C’est une montagne qui s’est formée sous la glace. Il faut imaginer que toute la hauteur du bas jusqu’en haut de la ceinture fait à peu près la hauteur de la calotte glaciaire soit environ 1500 mètres sur les 1682 mètres que compte cette montagne.

Donc, imaginez des éruptions glaciaires sous la glace qui ne peuvent pas sortir. C’est ce qui a constitué les pentes relativement escarpées. Puis la glace fond et l’eau tombe dans une espèce de cuvette qui ce trouve entre cet amas de lave et le sommet de la calotte glaciaire restante.

Donc voilà : Il y a une dalle de glace, en dessous il y une cuvette et puis en dessous il y a le volcan qui se forme petit à petit. La cuvette d’eau se remplit à chaque fois qu’il y a une éruption. L’eau trouve toujours un chemin sous la glace pour s’évacuer.

Le glacier fond totalement à la fin des époques glaciaires et les éruptions de ce volcan deviennent aériennes (le cône). Il n’y a plus aucune calotte glaciaire au dessus de la cuvette. La ceinture c’est l’ancienne cuvette remplie d’eau. Le cône aplati, c’est le résultat de la cendre, de la lave qui s’est échappée du volcan après.

 

Il y a beaucoup de volcans plateau en Islande mais HERDUBREID est bien connu.

 

 

LES  CALDEIRAS D’ASKJA

 

ASKJA veut dire « la boite » en Islandais, mais dans ce cas précis « la caldeira ». Une caldeira ressemble très fortement à un immense chaudron peu profond. C’est une vaste dépression, ici circulaire, résultat de l’effondrement d’un volcan et faisant suite à la vidange de sa chambre d’alimentation.

 

On peut observer un immense massif de montages, de stratovolcans (superposition de strates de lave) qui trouve son origine dans les époques glaciaires. Il s’appelle DYNGJUFJÖLL. On sait qu’il y avait déjà à cette époque une immense caldeira. C’était la caldeira d’origine d’Askja. On la voit par beau temps sous la forme d’un cercle.

 

A la fin du 19ème siècle, en 1875 exactement, il y a eu une terrible éruption avec la formation d’un tout petit cratère qui s’appelle VITI. C’était une éruption de pierre ponce qui a craché 2km de pierres ponce en quelques heures. Le nuage de cendres gigantesque qui l’a accompagnée a atteint STOCKOLM  en Suède an quelques jours avec les vents dominants. Après l’éruption de VITI, ce « tout petit » cratère, il y a eu un gigantesque affaissement au milieu de la caldeira, qui a donné naissance au lac que l’on voit actuellement : le LAC ÖSKJUVATN. Ce lac s’est don formé naturellement par une poche d’eau phréatique qui est remontée à la surface. La terre continue encore de s’affaisser à certains endroits faisant de  ÖSKJUVATN le lac le plus profond d’Islande (plus de 1000 mètres).

Cette éruption de 1875 a été désastreuse pour l’Islande pace qu’elle a détruit les fermes de l’Est et a provoqué le début de l’émigration Islandaise ers les Etats-Unis et le Canada.

 

Après cette éruption, il y a eu un temps de pause jusqu’au début du 20ème siècle. Puis il y a eu 3 nouvelles éruptions entre 1900 et 1930, de nouveau des petites fissures volcaniques un peu partout et qui ont de nouveau commencé à cracher de la pierre ponce et de la lave.

 

La pierre ponce c’est de la lave très gazeuse, très légère et en générale de couleur blanche. Elle coupe fortement.

 

Et puis dernière grosse éruption en date au début des années 60. Ce fut d’abord un énorme solfatare qui a commencé à faire jaillir des jets de boue à plusieurs centaines de mètres de hauteur, suivi d’une très grosse coulée de pierre ponce.

 

Depuis cette époque, il y a très souvent des tremblements de terre dans la région de VITI ou de DYNGJUFJÖLL. C’est une région chaude ici et ASKJA n’est pas du tout un volcan éteint. Des signaux sont aujourd’hui interprétés comme pouvant être annonciateurs d’une éruption future de grande ampleur.

Il y a en fait deux caldeiras visibles : l’ancienne caldeira avec les montagnes en cercle et à l’intérieur la caldeira actuelle avec au centre le lac d’Askja ÖSKJUVATN et juste à côté le cratère VITI au fond duquel il y a un lac laiteux.

 

Il est à remarquer que la NASA envoie ici ses cosmonautes pour leur entrainement car le sol et le relief sont très proches du terrain de la lune.

 

Imaginez également que ici tout près il y a le Nord du plus grand glacier d’Europe : (le glacier DYNGUJÖKULL, morceau du ) GLACIER VATNAJÖKULL et vous pouvez imaginer aussi tous les fleuves qui coulent de ce glacier dans la région, notamment la RIVIERE JOKULSA que l’on a longé pratiquement tout le temps pour se rendre à Askja même si on ne l’a pas toujours vue.




Samedi 1er Août 2009

PROGRAMME DE LA RANDONNEE

Une marche de 6 heures en empruntant un chemin balisé (avec juste quelques racourcis ou petits détours proposés par François !)
Ca monte relativement doucement mais tout le long du parcours.On peut voir le cercle de la première caldeira.
On aura énormément d'occasions de prendre en photos la montagne HERDUBREID qui nous offre la joie de se dégager au fur et à mesure de l'ascension de la caldeira d'Askja.
On arrive au bord de  la crête de la nouvelle caldeira d'Askja.
On observe le lac ÖSKJUVATN, et le petit cratère à côté VITI.
On monte encore un peu (on va marcher dans la neige).. nous sommes au dessus de 1000 mètres.
On peut voir, car il fait beau le glacier DYNJIJÖKULL, le nord du  glacier VATNAJÖKULL et le lac ÖSKJUVATN en plongée, ainsi que le petit cratère VITI.
On redescend vers le cratère VITI.
Au passage on admire la dernière coulée qui descend jusque dans le lac. On descend dans le cratère VITI .
On se baigne dans l'eau laiteuse à 30 degrés.
On remonte du cratère et on termine la randonnée pour rejoindre le parking ou nous attend le 4X4.

ABSOLUMENT GENIAL !



Montagne HERDUBREID  (signifie la montagne aux épaules larges) et coulée VIKRAHRAUN (plus sombre)


Montagne HERDUBREID


LAC ÖSKJUVATN


Bord du lac Öskjuvatn et sur la droite, juste à côté, on distingue un peu le cratère VITI


ON MONTE ENCORE UN PEU DANS LA NEIGE POUR ADMIRER LE PANORAMA


ON SURPLOMBE LE LAC ÖSKJUVATN


DYNGJUJÖKULL au Nord du grand Glacier VATNAJÖKULL


LE CRATERE VITI  AU TELE OBJECTIF, DANS LEQUEL ON DESCENDRA TOUT A L'HEURE POUR SE BAIGNER


PAUSE !
(photo de michèle)


ON DESCEND VERS LE CRATERE VITI (signifie l'enfer)
(photo de Michelle)


LA COULEE BATSHRAUN qui signifie "champ de lave du bateau".

Elle est issue d'une fissure volcanique.

La lave était très visqueuse et est descendue lentement jusq'au lac.

L'éruption a eu lieu vers 1923-1924.

Le chemin balisé traverse la coulée.


LA COULEE BATSHRAUN QUI SE DEVERSE DANS LE LAC ÖSKJUVATN


LE FOND DU CRATERE VITI OU L'ON SE BAIGNE AVEC EN HAUT DES ORGUES BASALTIQUES


ALLEZ...J'OSE VOUS LA MONTRER !
MOMENT INOUBLIABLE ET UNIQUE DE BAIGNADE UN PEU FROIDE DANS LE FAMEUX CRATERE VITI AUX PAROIS RIOLITIQUES.

SEULE AU MONDE OU PRESQUE..PUISQUE QUELQUES UNS L'ONT FAIT


Photo michelle


GROS PLAN SUR DE LA LAVE GAZEUSE



Nous vivons aujourd’hui la rude réalité islandaise du centre de l'île.

Nous partons à 9 heures, bagages refaits et chargés dans le 4 X4.

J’ai pris, sur les conseils de François, un petit déjeuner léger, car on nous allons traverser un désert de lave et ça va tourner dans tous les sens.

La route va être un peu imprudente et cette fois, le type de véhicule que nous avons va se révéler obligatoire.

Notre trajet durera 5 heures.

Nous allons faire un petit détour sur la route pour aller voir la CASCADE DE DETIFOSS.

Nous reviendrons ensuite sur nos pas pour nous diriger vers l’intérieur du pays pour aller au refuge et ce soir près DE LA CALDEIRA D’ASKJA.

Nous traversons la rivière  JOKULSA, et la longeons ensuite pour prendre la fameuse piste tortueuse. Cette rivière vient directement du GLACIER VATNAJOKULL, le plus grand glacier situé au Sud de l’Islande. C’est une des rivières les plus importantes d’Europe tout au moins au niveau débit.

 

Il reste 25 km après la bifurcation pour se rendre à la cascade. Nous avons déposé la remorque pour pouvoir aller plus vite et la reprendrons au retour.

Tout le paysage a été formé essentiellement à la fin des dernières époques glaciaires, clôturée par de gigantesques crues.

 

Une fois à l’intérieur des terres, nous y resterons jusque à peu près dimanche soir, au moment où nous retrouverons la côte Est de l’île.

On ne voit pas encore très bien les sommets vers lesquels nous nous dirigeons mais François nous signale notamment un nom : LA  MONTAGNE HERDUBREID.

 

Devant nous maintenant, s’étend, de part et d’autre de la piste, un désert  de lave de pierre ponce très coupante. Il y a moins de végétation et il y en aura de moins en moins sauf à quelques endroits où nous trouverons des petits oasis.

Nous entrons dans le désert de lave de ODADAHRAUN.

« ODADAHRAUN » signifie littéralement « champ de lave des crimes ». Jusqu’à il y a environ deux siècles, les condamnés à mort étaient laissés à l’abandon dans ce champ de lave et n’avaient pas le droit de revenir sur la côte. Il faut imaginer comment la vie était difficile ici dans un environnement comme celui-ci où il n’y a pratiquement pas d’eau en surface et où bien sûr on est très exposé au vent, au froid et à la pluie.

Peu de condamnés survivaient à cette expérience sauf les quelques uns qui réussissaient à s’installer dans un des rares oasis que l’on pouvait trouver dans cette région.

 

On n’a pas de témoignage ancien, mais ce désert de lave  de pierre ponce provient probablement de la grosse montagne HERDUBREID qui culmine à 1682 mètres.

Il s’agit d’une lave chaotique, extrêmement coupante, qui se crevasse facilement, très gazeuse.

 

La route s’avère en effet difficile, très sinueuse et accidentée.

 

Nous arrivons vers 15 heures au refuge de DREKAGIL, qui veut dire "la rivière du dragon". Nous nous installons pour deux nuits.

Compte-tenu de la longueur de l'été en Islande, ce refuge est ouvert actuellement environ 70 jours par an.




Traversée de rivière en 4X4




Photo Eric DORANGE



Au milieu de nul part !


Photo Eric Dorange





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